Face à la recrudescence alarmante des féminicides et des infanticides, la riposte s’organise sur le terrain. Les 28 et 29 octobre 2026, le Commandement des Écoles et Centres d’Instruction de la Gendarmerie Nationale (CECIG) a mobilisé ses troupes. Durant deux jours, les stagiaires du Certificat d’Aptitude Technique nº2 (CAT2) ont suivi un séminaire stratégique dédié aux Violences Basées sur le Genre (VBG).
Une urgence opérationnelle face à la criminalité
Les chiffres imposent une action immédiate des forces de l’ordre. Pour contrer cette vague de violences, la Gendarmerie Nationale a structuré un programme intensif. Les formateurs ont dispensé des modules pointus sur la cartographie des VBG, leurs multiples manifestations, ainsi que sur les protocoles de référencement des victimes.
Par ailleurs, les stagiaires ont analysé en profondeur leur propre rôle opérationnel. De fait, le gendarme se positionne désormais comme le premier rempart face à la détresse des victimes.
L’expertise juridique au cœur de la formation
Cependant, la réussite d’une telle mission exige des compétences multidisciplinaires. C’est pourquoi cette édition se distingue par l’implication active du Réseau International des Femmes Avocates (RIFAV). En synergie avec la hiérarchie militaire, les expertes du RIFAV ont animé des sessions décisives sur la victimisation, l’écoute active et les techniques d’accueil des plaignants.
Ensuite, ces ateliers pratiques ont considérablement renforcé les capacités d’accompagnement des futurs commandants de brigade. Désormais, chaque agent formé dispose d’outils juridiques et psychologiques précis pour traiter ces dossiers complexes.
Vers une mutation pérenne des programmes de formation
Désormais, l’institution ne compte pas s’arrêter à cette simple session de sensibilisation. La Gendarmerie Nationale ambitionne de transformer durablement la culture de ses forces.
À long terme, l’état-major prévoit d’intégrer définitivement la thématique des VBG dans le cursus académique de tous les stages de formation. Par cette réforme structurelle, l’institution réaffirme sa tolérance zéro envers les violences faites aux femmes et aux enfants.





