Entretien des routes communales : 8,621 milliards FCFA transférés par le MINTP dans la Sanaga-Maritime entre 2019 et 2026.

Le Ministère des Travaux Publics (MINTP) injecte plus de 8,6 milliards FCFA dans les caisses locales de la Sanaga-Maritime. Cet investissement s’étale sur une période de sept ans, de 2019 à 2026. L’État mobilise trois leviers financiers distincts : le Budget d’Investissement Public (BIP), le Fonds Routier et les Crédits délégués. Cette manne financière vise un objectif précis : concrétiser la décentralisation en confiant le réseau secondaire aux élus locaux.

Un effort financier constant malgré des besoins gigantesques

Cependant, ces montants restent insuffisants face à la dégradation avancée du réseau routier local. L’immensité des besoins du département dépasse largement l’enveloppe globale allouée. Malgré ce fossé, le MINTP confirme sa ligne politique. Le gouvernement maintient son engagement fermement en faveur du transfert progressif des compétences routières.
C’est à partir de l’année 2021 que la stratégie financière change d’échelle. Les analystes observent une hausse nette des transferts vers le pouvoir local. Le Fonds Routier revoit ses dotations à la hausse, ciblant particulièrement Mouanko, Pouma et Ndom. Parmi les onze municipalités du département, Mouanko capte la part du lion sur la période étudiée.

Une accélération budgétaire inédite pour l’exercice 2026

Dès lors, l’année 2026 marque un tournant majeur pour la Sanaga-Maritime. Le ministère augmente de manière spectaculaire les ressources transférées. Les communes d’Edéa 1er, Edéa 2ème, Dizangué, Pouma et Mouanko bénéficient directement de cette hausse des enveloppes du BIP. Les investissements publics locaux atteignent désormais un niveau historique.
En outre, la progression des dotations individuelles témoigne de cette dynamique sur la durée. En 2019, chaque municipalité recevait la somme fixe de 27 millions FCFA. Pour l’exercice 2026, la dotation BIP oscille désormais entre 80 millions et 100 millions FCFA par commune. La hausse budgétaire s’impose donc comme un fait indiscutable.

Le classement détaillé de la répartition par commune

Aussi, les données chiffrées accumulées entre 2019 et 2026 révèlent des écarts significatifs entre les territoires. Les municipalités n’ont pas perçu la même enveloppe globale durant cette période.
Voici la répartition exacte des investissements enregistrés sur le terrain :
  • Mouanko : 1 241 851 193 FCFA
  • Ndom : 1 057 373 427 FCFA
  • Pouma : 1 011 983 046 FCFA
  • Ngambé : 924 805 270 FCFA
  • Ngwei : 715 621 276 FCFA
  • Edéa 2ème : 643 798 977 FCFA
  • Massock : 634 166 873 FCFA
  • Dibamba : 631 560 337 FCFA
  • Edéa 1er : 621 530 009 FCFA
  • Nyanon : 575 812 169 FCFA
  • Dizangué : 562 678 491 FCFA
Finalement, ces arbitrages budgétaires illustrent la volonté de renforcer la gestion locale des infrastructures. Les regards se tournent désormais vers les exécutifs municipaux pour évaluer l’impact réel de ces milliards sur la qualité des pistes et le désenclavement des bassins agricoles.

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