Réhabilitation avec élargissement de la route Guidiguis-Yagoua : les travaux de chaussée progressent.

Un chantier stratégique sous haute surveillance dans l’Extrême-Nord

Les pelles mécaniques tournent à plein régime. Du 12 au 17 octobre 2026, le groupement d’entreprises SINOHYDRO/STECOL a intensifié son rythme sur le terrain. L’enjeu est de taille : réhabiliter et élargir les 68,70 kilomètres de la Nationale N°12 qui relient Guidiguis à Yagoua.

Au 19 octobre 2026, le taux d’exécution physique atteint 18 %. De fait, cette progression témoigne d’une volonté manifeste d’accélérer le calendrier. Par conséquent, les usagers de cette route voient enfin poindre l’espoir d’une liaison routière sécurisée.

Une avancée notable des travaux de terrassement et de drainage

Sur le terrain, les équipes techniques multiplient les fronts de travail. D’une part, les opérations de remblai pour l’élargissement de la plateforme progressent activement jusqu’au point kilométrique (PK) 64+000. D’autre part, la pose de la couche de fondation en grave non traité (GNT 0-31,5) avance entre le PK 0+000 et le PK 8+000.

En outre, le volet hydraulique franchit une étape décisive. À ce jour, la construction des dalots est totalement achevée entre le PK 0 et le PK 61+525. Au total, ce sont 78 ouvrages hydrauliques qui garantissent désormais l’évacuation des eaux pluviales et la pérennité de l’infrastructure.

Mobilisation accrue des équipements et appui des partenaires financiers

Pour tenir ses engagements, le groupement d’exécution met les moyens. L’entreprise a ainsi sécurisé un approvisionnement massif en bitume. De plus, elle a déployé plus d’une centaine d’engins lourds directement sur le tracé. Notons également que l’intégralité des granulats nécessaires à la couche de fondation est déjà produite et stockée.

Rappelons que ce chantier représente la troisième composante du Projet d’Aménagement Territorial de la région de l’Extrême-Nord. Pour sa réalisation, le Cameroun bénéficie de l’accompagnement technique et financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de l’Union Européenne. Désormais, les regards sont tournés vers les prochains mois pour mesurer l’impact de cette montée en puissance sur le bitumage effectif de l’axe.

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