Les rouages de la finance publique camerounaise accueillent un nouvel acteur stratégique. Abdou Moumini Chérif occupe désormais le poste de directeur du financement des politiques publiques à la Caisse des dépôts et consignations (CDEC). Son installation officielle s’est déroulée ce vendredi 16 octobre 2026 au siège de l’institution, à Yaoundé. Cette transition marque le début d’une phase décisive pour l’économie nationale.
Le Dr Richard Evina Obam, directeur général de la CDEC, a présidé cette cérémonie solennelle. De nombreuses personnalités du secteur public et privé ont fait le déplacement dans le quartier Bastos. L’événement s’est achevé par un cocktail d’honneur, scellant ainsi cette prise de fonction majeure.
Un profil expérimenté au service des projets structurants
L’analyse de son parcours révèle une solide expertise technique. Abdou Moumini Chérif a longtemps servi au ministère des Travaux publics. En tant qu’ancien chef de service des études, il a piloté des projets routiers et d’ouvrages d’art complexes. Il a aussi négocié des levées de fonds stratégiques avec divers partenaires financiers.
Son actif comprend notamment la coordination de la cellule d’appui aux ponts métalliques. Cette maîtrise du terrain constitue un levier déterminant pour ses nouvelles missions. À la CDEC, son rôle clé consiste à filtrer les projets pour garantir leur bancabilité.
« J’ai le rôle de vérifier la maturité des projets et de vérifier que les projets sont assez bancables pour pouvoir les financer », résume le nouveau directeur.
L’objectif visé concerne l’impact direct sur la croissance nationale. Le responsable entend utiliser son expérience pour attirer des investissements durables et sécurisés. La sélection rigoureuse des dossiers permettra de transformer les crédits mobilisés en infrastructures concrètes.
« J’espère apporter un regard sur la maturation des projets que la CDEC va financer et sur la manière dont elle pourra contribuer au financement de l’économie nationale », précise-t-il.
Richard Evina Obam fixe le cap : rigueur, loyauté et intégrité.
La hiérarchie a profité de ce rassemblement pour rappeler la feuille de route. Le Dr Richard Evina Obam a délivré des directives fermes à l’ensemble des promus. Le patron de la CDEC exige une discipline absolue, axée sur les résultats et le respect de la déontologie.
L’évaluation des équipes reposera désormais sur des indicateurs chiffrés et vérifiables. La direction demande un traitement rapide des dossiers et une transparence totale sur les blocages éventuels. Masquer des difficultés opérationnelles exposera les agents à des sanctions disciplinaires.
Le management interne fait également l’objet d’une surveillance accrue. Les directeurs doivent former leurs collaborateurs et préparer la relève administrative. La loyauté envers l’État et le secret professionnel restent des obligations non négociables.
Le sommet de l’institution hausse le ton face aux risques de dérive éthique. La lutte contre la corruption constitue une priorité absolue pour le gouvernement et la direction.
« Aucun usager ne doit avoir à acheter la diligence d’un agent », a tranché le directeur général.
Une nouvelle responsabilité, des attentes importantes
Ce mouvement de personnel intervient dans un contexte économique exigeant. La CDEC doit impérativement sélectionner des projets parfaitement préparés pour maximiser l’impact des fonds publics. L’expertise d’Abdou Moumini Chérif offre une garantie supplémentaire dans la sélection des investissements.
La journée du 16 octobre a aussi vu la promotion d’autres cadres au sein de la structure. L’atmosphère festive n’a pas effacé l’ampleur des défis à relever. L’opinion publique et les acteurs économiques attendent désormais des preuves concrètes sur le terrain.
Le nouveau directeur affronte une obligation de résultat immédiate. Il doit concilier la rigueur des analyses financières avec la rapidité d’exécution des projets nationaux. La réussite de sa mission conditionne directement la modernisation du réseau économique camerounais.



