Convention de Stockholm : le Cameroun intègre 18 nouveaux toxiques, le contrôle en ligne de mire

Normes et Contrôle: Le Cameroun peaufine son plan d’intégration de 18 nouveaux produits chimiques dangereux, conformément à la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants.

Yaoundé, 15 octobre. Le ministre de l’Environnement, HELE Pierre, a ouvert l’atelier national de validation du Plan national de mise en œuvre (PNM) de la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP). L’étape est technique. Elle est aussi stratégique. Car le pays doit aligner son plan sur de nouvelles exigences internationales.

Un plan à actualiser, pas à recopier

Le Cameroun a ratifié la Convention de Stockholm en 2005. Depuis, les annexes ont changé. Entre 2009 et 2019, 18 nouveaux produits chimiques dangereux y ont été ajoutés. L’article 7 oblige chaque pays partie à les intégrer dans son PNM. Dès lors, Yaoundé actualise son document. Le ministre veut un plan renforcé. Il doit coller à la réalité camerounaise. Il doit aussi servir d’outil de gestion écologiquement rationnelle des POP.

Des toxiques qui s’accumulent et voyagent

Les POP sont des substances chimiques extrêmement toxiques. Elles se dégradent lentement. Elles s’accumulent dans les tissus adipeux. Et elles se déplacent sur de longues distances dans l’air, l’eau et la chaîne alimentaire. Les conséquences sanitaires sont lourdes. Cancers. Perturbations du système immunitaire et endocrinien. Lésions nerveuses. Malformations congénitales. Troubles de la reproduction. On les retrouve dans des produits industriels. Pesticides, équipements électriques, matériaux de construction. On les trouve aussi dans des objets du quotidien. Ustensiles de cuisine, textiles. Le brûlage à l’air libre des déchets les relâche dans l’air. Pourtant, le danger reste souvent invisible.

Mairies, législation et contrôle : le maillon sensible

Face à cette menace, le ministre appelle les mairies à la vigilance. Il demande plus de contrôle. Il réclame une législation renforcée. Et il insiste sur l’implication de toutes les parties prenantes. Administrations, secteur privé, société civile, partenaires techniques. Tous doivent agir. Car sans contrôle de proximité, le plan perd de sa force. Le Cameroun veut atteindre ses objectifs. Il veut un environnement sans produits toxiques. Mais l’enquête de terrain dira si les moyens suivent.

FEM et ONU Environnement en soutien

Le Cameroun ne reste pas seul. Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) soutient la mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les POP. L’ONU Environnement apporte son appui technique. Enfin, la version actualisée du PNM, la version 3, sera transmise à la Convention de Stockholm. Une étape décisive. Elle engage le pays devant la communauté internationale.

Ce qu’il faut retenir

– Le Cameroun actualise son PNM sur les POP.
– 18 nouveaux produits chimiques ajoutés entre 2009 et 2019 doivent être intégrés.
– HELE Pierre appelle les mairies à la vigilance et demande un contrôle renforcé.
– Le FEM et ONU Environnement accompagnent le processus.
– La version 3 du PNM sera transmise à la Convention de Stockholm.

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