Douala. L’opération a démarré le mercredi 23 septembre 2026. Les équipes du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) ont entamé la réception d’un premier lot de 16 000 compteurs intelligents et communicants. Ces appareils visent d’abord les points de livraison de l’État. Le choix est stratégique. Il touche à la gestion des finances publiques.
Un premier lot sous contrôle
Les équipes de l’Unité de coordination du programme, au sein du MINEE, pilotent l’opération avec une société partenaire. Les compteurs ne se contentent pas de mesurer l’électricité. Ils transmettent des données. Ils permettent un suivi précis des consommations. Et ils facilitent la détection des anomalies. Et ils renforcent aussi la fiabilité de la facturation.
La fraude dans le viseur
La lutte contre la fraude figure parmi les priorités. Grâce à une meilleure lecture des consommations, les irrégularités deviennent plus visibles. Le MINEE veut réduire les pertes commerciales. Il veut sécuriser les recettes du secteur électrique. Un enjeu sensible. Le secteur a besoin de ressources stables.
Les ménages concernés dès octobre
Après les bâtiments publics, le déploiement s’étendra aux ménages. Courant octobre, les premières vagues destinées aux nouveaux branchements seront annoncées. Les parties prenantes organiseront une réception officielle. L’objectif est double. Il faut augmenter le taux d’accès à l’électricité. Il faut aussi améliorer les recettes grâce aux nouveaux abonnements. Ces résultats conditionnent les décaissements des appuis budgétaires n°3 et n°5.
Objectif décembre : 10 000 et 30 000 compteurs
Sur le terrain, les premières installations sont prévues avant fin septembre 2026. D’ici le 30 décembre 2026, le MINEE vise au moins 10 000 compteurs sur les points de livraison de l’État. Il prévoit aussi 30 000 compteurs pour les nouveaux branchements des ménages. Les chiffres donnent le tempo. Mais le véritable test reste l’exécution.
Modernisation : les défis en arrière-plan
Au final, cette opération participe à la modernisation du réseau électrique camerounais. Elle doit mieux connaître les consommations. Elle doit limiter les irrégularités. Et elle doit améliorer le recouvrement. Et elle doit accompagner l’extension de l’accès à l’électricité. Reste une question. Les capacités techniques et logistiques suivront-elles ? L’enquête se poursuit sur le terrain.



