Le Cameroun intensifie sa lutte contre les gaz destructeurs de l’atmosphère. Sous l’égide du Ministre HELE Pierre, le pays a dévoilé une série de mesures radicales pour protéger le bouclier terrestre.
La scène se déroule ce mercredi 16 septembre. À Yaoundé, le Ministre en charge de l’Environnement, HELE Pierre, préside la cérémonie officielle commémorative de la Journée Internationale pour la Préservation de la Couche d’Ozone. Loin d’être une simple formalité, cet événement marque un tournant dans la politique environnementale nationale.
Un bouclier vital sous haute surveillance
La Couche d’Ozone n’est pas une abstraction scientifique. Située entre 20 et 50 kilomètres d’altitude, elle agit comme un filtre indispensable. Elle absorbe la majorité des rayons ultraviolets bêta. Sans cette protection naturelle, les conséquences seraient dramatiques.
Les rayons UV atteindraient directement la surface terrestre. L’exposition excessive menace directement la santé humaine. Les risques incluent des cancers de la peau et des maladies oculaires graves. De plus, le système immunitaire s’affaiblit. La faune et la flore subissent des effets mutagènes. Enfin, les cycles biogéochimiques terrestres et aquatiques sont altérés.
Un engagement historique et des résultats concrets
Face à ce danger, le Cameroun ne reste pas inactif. Le pays a ratifié la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal dès le 30 août 1989. Depuis, les autorités multiplient les efforts de sensibilisation, de contrôle et de régulation.
Pourtant, l’année 2020 marque un tournant décisif. Le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) a mené six actions majeures. Ces initiatives impliquent l’ensemble des acteurs concernés.
Voici les six piliers de cette offensive écologique :
1. Réduction drastique : Le Cameroun a procédé à l’élimination de 5% des Hydrochlorofluorocarbones (HCFC-22).
2. Formation technique : Les techniciens de Froid et Climatisation ont été formés aux meilleures pratiques respectueuses de la couche d’ozone.
3. Contrôle douanier : Les douaniers et les inspecteurs de l’environnement ont renforcé leurs compétences. Ils savent désormais identifier les équipements contenant des substances nocives comme les CFC, les halons ou les bromures de méthyle.
4. Régulation stricte : Le système de licence et de quota a été actualisé. L’objectif est d’assurer l’élimination progressive des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
5. Inventaire sanitaire : Un inventaire national conjoint MINEPDED/MINSANTE a été réalisé. Il cible les équipements de froid, notamment les banques de sang et les vaccins dans les hôpitaux.
6. Infrastructures : Les ateliers de Froid et Climatisation des Centres de formation Professionnelle d’Excellence de Douala et Limbe ont été réhabilités.
Vers une vigilance accrue
Ces actions démontrent une volonté politique forte. Toutefois, la lutte reste complexe. L’actualisation du système de licence et de quota est cruciale pour verrouiller le marché. Elle empêche l’entrée de gaz interdits.
En outre, la formation des douaniers comble une faille majeure. Elle permet un contrôle efficace aux frontières. Par conséquent, le pays sécurise son territoire contre les substances appauvrissant la couche d’ozone.
Le Minister HELE Pierre a salué ces avancées. Il appelle toutefois à une mobilisation continue. La protection de la couche d’ozone exige une action mondiale coordonnée. Le Cameroun, par ces initiatives, contribue activement à « une planète plus fraîche« . La bataille pour l’atmosphère ne fait que commencer.



