À Nkomo, quartier de Yaoundé, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026, un éboulement de terrain a rasé une maison. Il a surtout brisé une famille.
Un homme de 38 ans a perdu son épouse et ses deux enfants. Quelques heures plus tôt, ils vivaient encore ensemble. Puis la pluie est tombée. Lui, malade, a quitté la maison après l’appel d’un client. Il ne savait pas qu’il ne les reverrait plus.
Un second appel, puis le drame
Moins d’une heure et demie après, un autre appel a tout changé. La terre, venue du secteur du lycée, s’est effondrée sur l’habitation. Sa femme et ses deux enfants s’y trouvaient. Le toit, les murs, les repères : tout a cédé.
Parmi les victimes, deux garçons. L’aîné venait d’entrer en sixième. Il n’a pas eu le temps de vivre vraiment sa nouvelle année scolaire. Son frère et sa mère ont péri sous les décombres. Le père, lui, reste seul avec les souvenirs.
Une vie à reconstruire
Selon son témoignage, la famille occupait cette maison depuis plusieurs années. Aucun signe visible, selon lui, ne laissait craindre un effondrement. Il assure aussi que la construction suivait un devis adapté à l’emplacement du terrain. Pourtant, la catastrophe est survenue.
Il raconte que sa maison n’est pas tombée seule. Elle a emporté sa femme et ses deux enfants. Pour lui, tout est à reconstruire. Il perd aussi des années de travail et de sacrifices.
Des questions en suspens
Aujourd’hui, l’enquête devra déterminer les causes exactes. Le glissement de terrain est-il lié aux fortes pluies ? L’urbanisation en zone pentue a-t-elle aggravé le risque ? Les autorités doivent répondre. Les voisins, eux, s’interrogent sur la sécurité des habitations à Nkomo et autour du lycée.
Au-delà du drame humain, ce père reste face à une question simple : combien de familles vivent encore sous la menace d’un terrain instable à Yaoundé ?



