Route Ngaoundéré-Garoua : le MINTP donne le coup d’envoi des travaux dans l’Adamaoua

Le chantier est officiellement ouvert. Ce lundi 10 août 2026, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, a lancé les opérations de réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua. La cérémonie s’est tenue sur l’esplanade de l’école publique de Mbé, vers 14 h 40. Elle faisait suite à un premier lancement, quelques heures plus tôt, dans la région du Nord, sur le tronçon Pont sur la Bénoué – Pont de Kéroua (189 km).

Une mobilisation populaire sans faille

Avant d’atteindre Mbé, le ministre a parcouru près de 200 kilomètres entre Gouna et Mbé, dans le sens Garoua-Ngaoundéré. À chaque étape, il a salué les populations et constaté l’avancée des travaux préparatoires. Sur place, l’effervescence était palpable. Autorités administratives, élus locaux, chefs traditionnels et citoyens se sont rassemblés massivement. Danses traditionnelles et animations culturelles ont rythmé cette rencontre festive.

Le maire de Mbé, M. Baba, a pris la parole pour exprimer la gratitude des habitants de la Vina. Il a souligné l’importance des retombées économiques attendues. Le ministre, pour sa part, a vu dans cette affluence un signe fort. « Ce projet répond à une attente profonde », a-t-il déclaré. Il a rappelé que cette route facilitera les déplacements entre l’Adamaoua et le Nord, deux régions jusqu’ici pénalisées par des conditions de circulation difficiles.

89 kilomètres de réhabilitation dans l’Adamaoua

Dans cette région, le projet concerne précisément 89 km. Ils sont divisés en deux sections distinctes. La première, Ngaoundéré – Bas de la Falaise (50 km), est confiée à l’entreprise CGCOC GROUP. La seconde, Bas de la Falaise – Pont de Kéroua, revient à CHEC. Les deux sociétés sont déjà sur le terrain. Les travaux préparatoires ont démarré depuis plusieurs mois.

Pour ce faire, le programme intègre également la construction d’ouvrages d’art. Des voiries urbaines seront aménagées à Ngaoundéré et à Mbé. Des routes communales, le long du tracé, bénéficieront aussi d’interventions. L’objectif est clair : désenclaver les zones rurales et fluidifier le trafic sur cet axe stratégique.

Un projet structurant pour l’interconnexion régionale

Ce chantier s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du réseau routier camerounais. En reliant deux pôles économiques majeurs, il facilitera les échanges commerciaux et l’accès aux services de base. Les populations locales, qui ont longtemps souffert de l’état dégradé de la route, voient enfin une issue concrète. Les entreprises retenues ont affiché leur engagement à respecter les délais.

La journée de lancement s’est achevée sur une note d’espoir. Les acteurs locaux, eux, attendent désormais les retombées directes : emplois, commandes locales et développement des activités périphériques. Le gouvernement, par la voix du MINTP, promet un suivi rigoureux de l’exécution.

 

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