Le Cameroun consolide sa place dans le commerce régional. Ce 10 septembre 2026, 14 entreprises ont obtenu des agréments CEMAC pour 120 produits. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a présidé la cérémonie.
Une remise très politique
D’abord, la scène réunit plusieurs acteurs clés. On note la présence du représentant résident de la Commission de la CEMAC au Cameroun, du représentant du directeur du Bureau sous-régional de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et du président de la CAPEF. Ensuite, le geste s’inscrit dans une routine désormais installée. Il s’agit de la neuvième cérémonie du genre. Enfin, les dossiers ont été examinés en mai dernier. Le Comité régional de l’origine s’était réuni à Douala.
Le Cameroun, champion des agréments
Avec cette nouvelle vague, le Cameroun porte son total à 91 entreprises agréées. Celles-ci couvrent 1 328 produits. Le ministre du Commerce y voit une preuve du leadership camerounais. Il parle aussi d’un tissu économique national dynamique. Les chiffres lui donnent raison. La comparaison régionale est éloquente. Le Gabon compte 14 entreprises pour 249 produits. Le Congo affiche 11 entreprises pour 103 produits. La Guinée équatoriale suit avec 11 entreprises pour 109 produits. Le Tchad dispose de 4 entreprises pour 31 produits. La République centrafricaine ferme la marche avec 2 entreprises pour 14 produits.
ZLECAf : le vrai enjeu
Toutefois, l’essentiel se joue peut-être ailleurs. Le ministre l’a souligné : ces agréments ouvrent le marché sous-régional. Ils préparent aussi les entreprises à la Zone de libre-échange continentale africaine. En clair, les sociétés déjà agréées au régime préférentiel CEMAC seront prioritaires pour le statut d’Opérateur économique agréé. Ce statut leur évitera des formalités lourdes pour prouver l’origine des produits. Un avantage de taille pour exporter dans toute l’Afrique.
Un accompagnement, mais des défis
Par ailleurs, le gouvernement promet de rester aux côtés des entreprises. Il veut les accompagner dans leurs initiatives. Mais l’enjeu ne s’arrête pas aux papiers. Il faut transformer ces agréments en flux commerciaux réels. Il faut créer des emplois, générer des devises et gagner des parts de marché. En somme, le Cameroun a franchi une étape. Reste maintenant à mesurer l’impact sur le terrain.





