Lions Indomptables : Garoua, le grand retour deux ans après le règne de Marc Brys.

Garoua n’a rien oublié. Le 7 septembre 2024, le stade Roumdé Adjia vibrait pour les Lions Indomptables. Deux ans plus tard, le 24 septembre 2026, la ville du Nord s’apprête à revivre la même ferveur. Mais entre-temps, tout a changé.

Un dimanche sous tension

Ce jour-là, la chaleur écrase Garoua. Malgré la canicule, le stade Roumdé Adjia affiche complet. Au coup d’envoi, Marc Brys dirige son premier match officiel à la tête des Lions. Le Belge est arrivé dans un contexte explosif, entre la Fécafoot de Samuel Eto’o et le ministère des Sports.

Sur le banc, David Pagou est son adjoint numéro 2. Joachim Mununga, le cerveau tactique de Brys, est également présent. Mais la Fécafoot a dépêché une équipe des Lions U23, dirigée par Richard Towa, pour remplacer l’équipe A en cas de forfait. Un scénario ubuesque.

Finalement, la rencontre se joue. Et les Lions s’imposent 1-0. À la 65e minute, Vincent Aboubakar, l’enfant du pays, surgit. Il suit une frappe repoussée de Bryan Mbeumo et trompe le gardien namibien. Le stade explose. Marc Brys savoure. Il déclare vouloir désormais jouer tous ses matchs à Garoua.

Deux ans plus tard, un autre monde

Le 24 septembre 2026, les Lions retrouvent Garoua. Mais le décor a changé. Marc Brys n’est plus là. David Pagou, l’ancien adjoint, est désormais le sélectionneur. Joachim Mununga a disparu des radars. Et l’équipe a été profondément remaniée.

Pagou a publié une liste de 26 joueurs largement rajeunie. Fini les cadres : André Onana, Vincent Aboubakar, Choupo-Moting, Anguissa ou N’Koudou ne sont pas convoqués. Place aux jeunes : Samuel Kotto (23 ans), Mahamadou Nagida (21 ans), Christian Kofane (20 ans) ou encore Angel Yondjo (19 ans).

Le contraste avec l’ère Brys est saisissant. En 2024, les Lions s’appuyaient sur leur capitaine et leurs cadres. En 2026, David Pagou mise sur la jeunesse et la reconstruction.

Garoua, toujours fidèle

Pourtant, une chose n’a pas changé : l’amour de Garoua pour les Lions. À deux heures du match, le stade est déjà plein à craquer. Les 30 000 billets ont été arrachés comme des morceaux de pain. L’ambiance est indescriptible.

Le stade Roumdé Adjia a été entièrement rénové pour l’occasion. La pelouse a retrouvé sa verdure. Les vestiaires ont été modernisés. Garoua veut offrir un écrin digne de ses héros.

Les Comores, premiers adversaires des Lions dans le groupe G, arrivent avec ambition. Hubert Velud, leur sélectionneur, assume le rajeunissement de son équipe. Mais face à un stade en fusion, la tâche s’annonce rude.

Le match de la vérité

Ce Cameroun-Comores du 24 septembre 2026 n’est pas un simple match. C’est un test. Un test pour David Pagou, qui doit prouver qu’il peut réussir là où Marc Brys avait laissé une trace. Un test pour une équipe rajeunie, qui doit montrer qu’elle peut porter le poids du maillot.

Garoua sera le juge. Comme en 2024, la ville du Nord attend ses Lions. Mais cette fois, l’histoire s’écrit sans Aboubakar, sans Brys, sans Mununga. Une nouvelle page se tourne. Et Garoua, fidèle au poste, s’apprête à l’écrire.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *