Une jeunesse sacrifiée sur l’autel des ambitions politiques.
Le département de la Lékié se meurt à petit feu. Ses élites politiques multiplient les promesses. Pourtant, rien ne change. La jeunesse locale devient un simple outil de mobilisation électorale. Les populations, elles, restent dans l’obscurité la plus totale.
Okola : une morgue qui empeste l’abandon
À Okola, la situation sanitaire devient critique. La morgue locale dégage une odeur insupportable. Les coupures d’électricité incessantes en sont la cause directe. Les cadavres s’y décomposent sans réfrigération adéquate. Cette réalité choquante illustre l’abandon total de ce département.
Par ailleurs, les routes de la Lékié demeurent dans un état de délabrement avancé. Les habitants peinent à se déplacer. Les échanges économiques ralentissent. Le quotidien devient un véritable calvaire pour des milliers de familles.
Cinq ministres, zéro résultat concret
Le département compte plus de cinq ministres. Ces personnalités n’apparaissent pourtant que sur les écrans de télévision. On les aperçoit également lors des campagnes électorales. Entre ces moments, leur présence sur le terrain reste invisible.
En outre, Okola n’a pas évolué depuis plus de trente ans. Les bâtiments coloniaux délabrés constituent encore le paysage urbain principal. Aucune infrastructure moderne n’a vu le jour. La ville semble figée dans le temps.
Monatélé : l’enfer de la Lékié
Monatélé incarne le paradoxe absolu. La Sanaga, fleuve poissonneux, borde cette localité. Pourtant, le poisson y coûte excessivement cher. Les populations pratiquent une agriculture de subsistance. Cette activité ne suffit guère à réduire la faim.
De plus, des récits troublants circulent sur la ville. On raconte qu’un sorcier y aurait démontré ses pouvoirs. Il aurait mangé une papaye sans la toucher physiquement. Ces histoires alimentent la réputation de Monatélé comme épicentre de la sorcellerie et de la galère.
Une économie de survie tributaire du cacao
Les habitants de la Lékié ne connaissent la joie qu’à une seule période. La saison du cacao représente leur unique moment de répit. Cette dépendance économique fragilise davantage le département. Aucune diversification n’est envisagée.
Cependant, ces populations indécises ont fait un choix. Elles ont accordé leur confiance aux pouvoirs publics. Elles ont cru aux promesses fallacieuses. Elles s’y sont habituées au fil des années. Ce cycle de déception semble désormais ancré dans les mentalités.
Un département qui sombre dans le chaos
La Lékié a massivement soutenu le chef de l’État. Ce département a contribué à le maintenir à la magistrature suprême. En retour, il sombre depuis des lustres dans le désespoir. Le chaos est devenu son quotidien.
Il serait illusoire d’oublier cette vérité historique. Le Roi Constantin de Rome déclarait jadis : « L’histoire juge sévèrement ceux qui la persécutent. » Cette maxime résonne aujourd’hui avec une actualité troublante.
Vers une sortie de l’enfumage politique ?
La question mérite d’être posée. La Lékié parviendra-t-elle un jour à s’affranchir ? Sortira-t-elle de cet enfumage politico-instrumentaliste ? Atteindra-t-elle enfin le tabernacle du développement mondial ? L’avenir reste incertain.
En définitive, les citoyens camerounais doivent rester vigilants. La mobilisation citoyenne demeure la seule voie possible. Ensemble, les populations peuvent briser ce cycle. Ensemble, elles vaincront les obstacles qui entravent leur développement.


