Vous avez surement entendu parler de l’affaire MIDA en 2018 à Ahala. Une structure d’investissement qui a rendu beaucoup de Camerounais riches et par la suite les a spoliés avec l’aide de certaines autorités administratives. Aujourd’hui, avec Mekit Invest et la roublardise de son promoteur, tout porte à croire que l’on s’achemine vers une opération de même acabit.
En réalité, la Commission du marché financier a fait une mise en garde par voie de communiqué signé par le gouverneur du centre et le ministre des finances demandant la fermeture et la rétrocession des capitaux engagés aux différents investisseurs. Mais le promoteur de Mekit invest mué par un esprit de roublardise a décidé de garder tout cet argent en promettant de respecter ses engagements. C’est-à-dire rembourser intégralement les fonds perdus. Quelques semaines passées, les investisseurs se sont rendus compte que c’était des promesses fallacieuses ; question pour Jean Calvin Mebenga de gagner du temps et de décourager ses investisseurs.
Selon une source qui requiert l’anonymat, au lendemain de la publication du communiqué conjointement signé par le gouverneur du centre et le ministre des Finances, Jean Calvin Mebenga a mis en place un calendrier de paiement qui était censé commencé par l’agence de Tropicana localisée au niveau de Ndi Nsamba supérieur. Il était question que cette agence face au minimum 100 paiements par jour. Une opération qui aurait dû s’achever 11 novembre dernier. Mais depuis le 14 octobre à peine 1% des investisseurs ont été payés. Ces paiements se font à la tête du client et suivant une certaine affinité pour les uns et contre 5000 francs CFA pour les plus chanceux. Pire encore il payait 3 jours sur 5 sans en informer les investisseurs.
Vendredi dernier, ceux des investisseurs qui n’avaient pas reçu leur argent, arrivés à Tropicana ont trouvé les portes fermées sans message et les employés portés disparus. Sans repère, ils ont saisi le gouverneur du centre pour se plaindre. Chose curieuse, ils ont été reçus mais sans suite favorable en dehors des promesses de rendez-vous multiples. Un comportement qui laisse une odeur de complicité avec certaines autorités. En ce moment même un collectif des investisseurs aurait été formé pour porter cette affaire en justice.