La ville de Garoua-Boulaï, située dans la région de l’Est, sortait d’une période noire. En cinq mois, une série d’agressions sauvages a coûté la vie à 25 personnes. Mototaximen, douaniers et policiers figuraient parmi les victimes. Face à cette escalade de violence, les forces de l’ordre ont décidé de passer à l’offensive.
Une réponse policière musclée
Pour endiguer cette menace, la Brigade anticriminalité de la Division régionale de la Police judiciaire de l’Est (DRPJ-Est) a été mobilisée. Sous la supervision du Commissaire divisionnaire Hervé Djeumo, les enquêteurs ont redoublé d’efforts. Patrouilles intensives, exploitation de renseignements et recoupement d’informations ont permis de remonter les pistes. Ce travail de fourmi a abouti à l’interpellation de six suspects.
Des preuves accablantes saisies
L’opération s’est étendue de Garoua-Boulaï jusqu’à Mombal. Lors des perquisitions, les policiers ont saisi un arsenal impressionnant. Poignards, machettes, massues et courroies ont été présentés à la presse. Ces objets confirment la dangerosité du groupe neutralisé.
Reconstitutions et réactions officielles
Le 11 septembre dernier, les forces de l’ordre ont poursuivi leur travail d’enquête. Quatre scènes de crime ont fait l’objet de reconstitutions en présence des autorités administratives et judiciaires. Le Commissaire divisionnaire Hervé Djeumo a d’ailleurs qualifié la situation de « criminalité de sang exécrable et effrayante ». De son côté, le Sous-préfet de Garoua-Boulaï a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité.
La loi doit suivre son cours
Derrière ces résultats, il y a des hommes et des femmes en uniforme qui risquent leur vie pour protéger les populations. Rétablir la confiance et faire respecter la loi reste une mission exigeante. Toutefois, il convient de rappeler que les six suspects interpellés restent présumés innocents jusqu’à leur jugement. La procédure judiciaire suit désormais son cours.
À Garoua-Boulaï, la lutte contre l’insécurité se poursuit. Les forces de l’ordre camerounaises restent plus que jamais en première ligne pour défendre les citoyens.



