Genève : le Minat appelle à une solidarité internationale accrue en faveur des réfugiés.

Genève, Suisse. Le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, hausse le ton. Il représente le président Paul Biya à la 77ᵉ session du Comité exécutif du HCR. Son message est simple. Les réfugiés ne peuvent pas rester une charge portée par les seuls pays d’accueil. Il réclame plus de solidarité internationale. Il exige aussi des financements à la hauteur des besoins.

Dans ce contexte, les chiffres parlent. Le Cameroun accueille environ 500 000 réfugiés et 20 000 demandeurs d’asile. Ces populations viennent principalement des pays voisins. Le pays reste fidèle à sa tradition d’hospitalité. Mais le ministre prévient. Cet engagement pèse de plus en plus lourd sur les finances publiques.

Un partage des responsabilités plus équitable

Atanga Nji Paul plaide pour un partage plus juste des responsabilités. Il appelle les partenaires internationaux à se mobiliser davantage. Le Cameroun veut poursuivre sa contribution au Pacte mondial sur les réfugiés. Il salue l’accompagnement du HCR. Il demande toutefois un renforcement des capacités opérationnelles de l’agence onusienne. Pour le MINAT, les engagements doivent se traduire par une assistance concrète. Elle doit être disponible au moment opportun.

Pourtant, le décor inquiète. Les besoins humanitaires grimpent. Les financements internationaux, eux, chutent. Ce déséquilibre fragilise les réfugiés. Il expose aussi les communautés qui les accueillent. Le ministre avertit. Une aide en baisse risque d’aggraver la précarité et les tensions locales.

Le retour volontaire, une piste privilégiée

Par ailleurs, le Cameroun réaffirme sa préférence pour le retour volontaire. Les réfugiés doivent pouvoir rentrer chez eux dans la sécurité et la dignité. Cette solution durable reste possible lorsque les circonstances le permettent. Cette position prolonge le message de Paul Biya au Sommet des dirigeants sur les réfugiés. C’était le 20 septembre 2016, à New York. Le chef de l’État avait alors rappelé la responsabilité collective de la communauté internationale.

À Genève, un message sans détour

Ensuite, les débats de Genève prennent une tournure décisive. Pendant cinq jours, plus d’une centaine de pays et des ONG examinent la situation mondiale des réfugiés. Ils cherchent des réponses à l’aggravation des besoins. Dans ce cadre, le Cameroun veut faire entendre sa voix. Pour lui, la protection des réfugiés ne peut pas reposer sur les seuls États d’accueil. Elle exige une solidarité internationale effective. Elle demande des financements suffisants. Et elle impose des actions concrètes.

En clair, le Cameroun ne réclame pas seulement de la compassion. Il demande un partenariat mondial plus équitable. Les réfugiés et les pays d’accueil attendent des actes. Pas des promesses.

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