Extrême-Nord/Waza : Paul et Chantal Biya au chevet de plus de 5 000 victimes de Boko Haram.

Une mission gouvernementale de haut niveau a sillonné l’arrondissement de Waza ce lundi 28 septembre 2026. Objectif : évaluer la crise humanitaire et sécuritaire qui frappe le Logone-et-Chari.

Le convoi officiel a bravé les routes poussiéreuses de l’Extrême-Nord. Atanga Nji Paul, ministre de l’Administration territoriale, et Beti Assomo Joseph, ministre de la Défense, ont conduit une délégation commune. Ils se sont rendus à Waza pour constater l’ampleur des dégâts causés par les exactions de Boko Haram. Cette visite répond à une urgence absolue.

Un constat de précarité extrême

Sur place, les images sont saisissantes. Les ministres ont découvert une situation humanitaire critique. La promiscuité et la précarité règnent dans toute la localité. Des milliers de familles survivent dans des conditions indignes. Certaines dorment à la belle étoile, sans aucune protection. D’autres ont trouvé refuge dans les salles de classe des écoles primaires. Ces abris de fortune témoignent de la violence des attaques terroristes. Les populations civiles ont tout perdu. Leurs activités de subsistance sont anéanties.

Le message de réconfort du couple présidentiel

Toutefois, l’espoir renaît parmi les déplacés. La délégation a apporté un message fort de solidarité nationale. Paul et Chantal Biya ont personnellement contribué à cet élan de générosité. Les camions gouvernementaux ont déchargé une aide substantielle. Les bénéficiaires ont reçu des sacs de riz, du savon, des seaux et des bouteilles d’huile. Des sacs de couchage et des kits hygiéniques complètent ce don. Ces vivres et matériels visent à restaurer la dignité de ces familles déshéritées.

Des annonces sécuritaires fortes

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère sobre et solennelle. Le maire de Waza a ouvert les allocutions. Ensuite, Atanga Nji Paul a pris la parole. Il a rappelé l’attention constante du chef de l’État. Il a transmis la compassion du couple présidentiel aux victimes. Le MINAT a également assuré la protection permanente des Forces de sécurité et de défense.

Par ailleurs, Beti Assomo Joseph a fait une annonce majeure. Le ministre de la Défense a confirmé la création imminente d’une base du Bataillon d’intervention rapide (BIR). Cette unité d’élite veillera à la protection des biens et des personnes. Le chef de l’État a ordonné cette mesure pour sécuriser durablement la zone.

Distribution massive et bilan

La mission s’est achevée par la distribution effective des dons. Au total, 1 000 kits du don spécial ont été remis. Ces kits bénéficieront à 5 000 personnes, représentant 1 000 familles. Cette aide couvre l’ensemble de l’arrondissement de Waza. Plus de 5 000 victimes des exactions de Boko Haram y sont installées. La solidarité nationale reste donc mobilisée. Elle témoigne de l’engagement indéfectible de l’État envers ses citoyens éprouvés.

Analyse : Une réponse à double volet

Cette mission illustre la stratégie gouvernementale dans le bassin du lac Tchad. Elle combine l’assistance humanitaire d’urgence et le renforcement du dispositif militaire. Les déplacés de Waza reçoivent une aide vitale. En même temps, le déploiement du BIR vise à endiguer la menace terroriste. Cette approche globale tente de stabiliser une région meurtrie par des années d’insécurité.

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