EBOLOWA : UN ÉLÈVE DE HUIT ANS RETROUVÉ MORT DANS LA RIVIÈRE LO’O, UNE ENQUÊTE OUVERTE

Le drame frappe de plein fouet le sud du Cameroun. Ce lundi 26 octobre 2026, les secouristes ont repêché le corps sans vie du jeune Samuel, âgé de huit ans. La dépouille floating sur la rivière Lo’o se trouvait dans un état de décomposition avancée. Le drame s’est déroulé au village Ando’o, situé à dix kilomètres d’Ebolowa sur l’axe menant à Akom II. L’enfant n’avait plus donné signe de vie depuis le 21 octobre dernier. Selon les premiers éléments, un camarade de classe l’aurait poussé dans l’eau. Une simple bousculade enfantine a ainsi basculé vers une tragédie irréparable.
Pendant cinq jours, une mobilisation générale a pris forme dans la localité. Riverains, familles, plongeurs locaux et forces de l’ordre ont fouillé sans relâche le secteur. L’intervention décisive du commissaire principal Joseph Mené Ngazoa a permis de coordonner les recherches sur le terrain. Les populations saluent d’ailleurs unanimement cet engagement. Sur instruction directe du procureur de la République, les autorités ont transporté le corps vers la morgue avant sa remise aux proches pour l’inhumation.

LES ZONES D’OMBRE D’UN RÉCIT ENCORE FRAGILE

L’affaire suscite de nombreuses interrogations et alimente les tensions. Plusieurs médias relaient une rumeur troublante concernant le camarade suspecté. Ce dernier aurait affirmé avoir « envoyé son ami dans le monde mystique ». Toutefois, aucun procès-verbal d’audition ni témoignage officiel ne confirme la tenue de ces propos. Les enquêteurs privilégient la prudence face à ces déclarations non vérifiées. De plus, la présomption d’innocence protège strictement le jeune suspect à ce stade des investigations.
Les circonstances exactes de la chute demeurent incertaines. S’agit-il d’un jeu qui a mal tourné, d’une altercation ou d’un acte délibéré ? Les enquêteurs ne privilégient encore aucune piste. Le mobile réel — qu’il soit lié à un différend d’enfants, un acte crapuleux ou des croyances — reste à démontrer. Le parquet d’Ebolowa conduit l’instruction pour démêler le vrai du faux.

UN DRAME QUI N’EST PAS ISOLÉ

Cette disparition tragique remet en lumière une récurrence inquiétante au Cameroun. En janvier dernier, les autorités découvraient le corps d’une fillette de trois ans dans la rivière Bongo’o, à Ebolowa. L’enquête n’a jamais totalement tiré au clair les causes de sa mort. De même, la région du Nord a enregistré le décès par noyade de dix élèves dans le fleuve Bénoué en un mois. Les autorités avaient alors pointé du doigt un défaut de surveillance parentale.
Ces drames répétés posent directement la question de la sécurité aux abords des cours d’eau. Dans ces zones rurales, les établissements scolaires côtoient souvent des rivières non sécurisées. Les enfants circulent régulièrement sans supervision adulte après les cours. Au-delà du drame d’Ando’o, la mise en place de clôtures, de panneaux de signalisation et de campagnes de sensibilisation devient une urgence absolue.

UNE COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE SOUS LE CHOC

L’onde de choc gagne le village Mvila-Yemissem, berceau des deux familles touchées. La douleur frappe un établissement scolaire entier, un quartier et une communauté désemparée. Les autorités locales multiplient les appels au calme pour éviter les dérapages entre proches.
La justice s’active pour faire toute la lumière sur cette affaire tragique. En attendant les résultats de l’autopsie et des auditions, la réserve reste de mise. Ni le mobile, ni les responsabilités légales, ni la véracité des propos attribués au camarade ne sont confirmés.
Un constat demeure toutefois incontestable : un enfant de huit ans a perdu la vie prématurément. Ce drame relance le débat sur la protection de la jeunesse en milieu rural face aux dangers naturels et au manque d’encadrement.

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