Douala : Hozanne, 12 ans, violée et tuée dans les toilettes de son collège.

Douala-Akwa. La sortie des classes sonne à 15h30. Hozanne, 12 ans, quitte sa salle. Elle se dirige vers les toilettes du Collège de La Salle. Elle ne réapparaîtra plus.

15h30 : le dernier trajet d’Hozanne

Ce jour-là, l’élève veut simplement se mettre à l’aise. Elle pousse la porte des sanitaires. Quelques heures plus tard, on la retrouve inconsciente. Le drame est déjà consommé.

 L’appel qui brise une famille

L’administration de l’établissement contacte son père. On lui parle d’une chute. On lui dit que l’enfant est conduite à l’hôpital Laquintinie. Le père ne perd pas une seconde. Il fonce aux urgences.

 Aux urgences, le couperet tombe

À son arrivée, le personnel médical lui annonce le décès. Puis vient l’examen. Les médecins découvrent du sperme dans le vagin et l’anus de l’enfant. La thèse de la simple chute s’effondre.

L’autopsie révèle l’horreur

Selon un proche de la famille, les résultats de l’autopsie montrent une forte dose de drogue. Hozanne n’a pas supporté. « Ils l’ont droguée, violée devant et derrière jusqu’à laisser leur saleté en elle », témoigne ce proche, la voix brisée. « Ils l’ont tuée dans les toilettes. »

La version de l’école ne tient plus

L’établissement évoque d’abord une chute. Pourtant, les constatations médicales racontent une autre histoire. Comment une élève de 12 ans a-t-elle pu être droguée, violée et laissée pour morte dans l’enceinte d’un collège réputé ? L’administration n’a toujours pas expliqué ce qui s’est réellement passé.

Douala-Akwa sous le choc

Le drame secoue le quartier. Les parents s’interrogent. Les élèves ont peur. Le Collège de La Salle, établissement privé catholique, doit répondre de la sécurité des enfants qui lui sont confiés. Or, le silence pèse.

Un drame dans un contexte plus large

Ce fait divers s’ajoute aux nombreuses violences sexuelles en milieu scolaire au Cameroun. Les écoles deviennent parfois des zones de danger. La mort d’Hozanne rappelle l’urgence de protéger les enfants. Elle exige des enquêtes indépendantes et des sanctions fermes.

Hozanne n’avait que 12 ans

Elle voulait vivre. Et elle voulait apprendre. Elle voulait fréquenter ses amies. Son avenir a été brisé dans un lieu censé la protéger. Aujourd’hui, sa famille réclame justice. Une justice qui tarde.

Justice pour Hozanne

L’enquête doit établir les faits. Les coupables doivent être identifiés et jugés. Pour Hozanne. Pour toutes les autres victimes. Et pour que les toilettes d’une école ne deviennent plus jamais un tombeau.

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