C’est en installant un monument à l’effigie de Jean Miché Kankan à la rue Foch à quelques mètres de la salle des fêtes d’Akwa à Douala que l’activiste et nationaliste André Blaise Essama a décidé de lui redonner vie.
En réalité, depuis son décès le 13 février 1997 à Yaoundé, ce seigneur de la comédie camerounaise est tombé peu à peu dans l’oubli.
De mémoire de journaliste, on se rappelle que Jean Miché Kankan de son vrai nom Dieudonné Afana Ebogo, a inspiré plus d’une personne à embrasser la carrière de comédien ou d’humoriste. On se rappelle encore de ses sketches devenus culte avec son style propre en son genre. Lors de ses représentations, il dépeignait de manière satirique de la société africaine voire camerounaise à travers les mises en scènes et les tenues de acteurs. Particulièrement, il aimait jouer le rôle d’un père ivrogne.
Après une enfance passée à Bertoua et à Yaoundé, le fils de Jean Ebogo et Madeleine Ngan; a d’abord été professeur de langue française dans le secondaire, puis fonctionnaire à Radio Cameroun. C’est de là qu’il perfectionne son style.
Certes, les débuts n’étaient du tout facile. Mais à force de travail et de sacrifice, Jean Miché Kankan deviendra célèbre en faisant des places au prix de 10 francs CFA, soit quelque dizaine de centime d’euro de l’époque.
Quelques années plus tard, sa notoriété sera internationale grâce aux passages à la télévision largement diffusés au-delà des frontières du Cameroun.