Un constat positif sur le terrain
Harold Tavares a vu les progrès de ses propres yeux. L’administrateur du groupe Afrique II de la Banque mondiale a visité l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal le 7 septembre 2026. Il a ensuite été reçu par Gaston Eloundou Essomba, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie.
Deux séquences complémentaires. Deux moments d’échange consacrés aux avancées du secteur électrique camerounais. L’objectif : accélérer l’accès universel à l’électricité.
Nachtigal, un géant au service du réseau
La centrale de Nachtigal impressionne par ses chiffres. Sa puissance installée atteint 420 mégawatts. Elle produit environ 2 970 gigawattheures d’électricité par an. Cela représente près de 30 % de la production du Réseau interconnecté Sud (RIS).
Harold Tavares a salué la qualité des infrastructures. Les ouvrages construits pour évacuer l’énergie vers le réseau ont retenu son attention. Il a également souligné les retombées sociales du projet.
L’emploi local est un succès. 95 % des employés de la centrale sont Camerounais. Le projet a développé des compétences précieuses sur place.
Des défis à relever ensemble
Produire davantage ne suffit pas. L’énergie doit être transportée, distribuée et acheminée jusqu’aux consommateurs. C’est tout l’enjeu des discussions entre Harold Tavares et Gaston Eloundou Essomba.
L’audience a couvert plusieurs sujets cruciaux :
– L’augmentation des capacités de production
– La modernisation des réseaux de transport et de distribution
– La mobilisation des financements nécessaires
Le renforcement des réseaux est essentiel. La réduction des pertes aussi. Les multiples raccordements constituent une priorité pour améliorer durablement le service.
L’ambition de 8 millions de bénéficiaires
Le Cameroun vise un objectif ambitieux. Permettre à huit millions de personnes supplémentaires d’avoir accès à l’électricité d’ici 2030.
Cet engagement s’inscrit dans le Compact énergétique national. Il répond aussi à Mission 300, une initiative majeure portée par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Son but : donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030.
Harold Tavares a salué la vision des autorités camerounaises. Il a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner cette mise en œuvre.
Les premiers résultats sont encourageants. Selon lui, 1,6 million de personnes ont déjà bénéficié d’un accès à l’électricité en une seule année. Le taux national d’accès se situe entre 63 et 65 %. L’ambition reste l’accès universel.
Des solutions variées pour un objectif commun
Atteindre cet objectif nécessite une combinaison de solutions. L’extension du réseau national reste fondamentale. Mais elle devra être complétée par d’autres approches.
Les mini-réseaux apportent une réponse adaptée. Les installations solaires offrent des solutions décentralisées. D’autres systèmes doivent être déployés dans les localités isolées.
La visite de Nachtigal et l’audience au Ministère ont mis en évidence une même priorité. Transformer les nouvelles capacités de production en un service accessible, continu et fiable.
Avec ses 420 mégawatts, Nachtigal constitue une avancée majeure. Le prochain défi est clair. Faire parvenir durablement cette énergie aux ménages, aux services publics et aux entreprises.
L’électricité doit devenir un véritable moteur de développement économique et social.

