Une sanction politique lourde de conséquences.
Le ton est monté d’un cran à Yaoundé. Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), vient de frapper fort sur l’échiquier politique national.
Par un arrêté ministériel signé ce 27 octobre 2026, il a prononcé la suspension immédiate du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Cette interdiction de toute activité politique s’applique sur l’ensemble du territoire pour une durée de trois mois.
Les motifs officiels d’une décision choc
Les accusations portées contre la formation politique sont particulièrement graves. Selon le gouvernement, le parti aurait franchi la ligne rouge.
Dans le texte officiel, le Minat pointe du doigt des appels présumés à l’insurrection et des menaces directes contre l’intégrité territoriale. Les autorités évoquent également des incitations à la violence. Ces actes auraient entraîné des destructions massives de biens publics et privés, plongeant certaines zones dans le chaos lors du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.
Par ailleurs, l’exécutif reproche à l’un des principaux dirigeants statutaires du parti de diriger ses troupes depuis l’étranger.
L’ombre de la justice militaire plane
Cette décision ne tombe pas de nulle part. Elle s’inscrit dans le prolongement direct d’une série de procédures judiciaires en cours.
L’arrêté ministériel fait référence à des condamnations prononcées par le Tribunal militaire de Yaoundé au terme d’une audience tendue, le 8 octobre 2026. Ces verdicts visaient des militants et sympathisants impliqués dans les violences post-électorales.
Dès lors, l’étau se resserre autour de l’opposition.
Tolérance zéro sur le terrain
Face à cette situation, l’exécutif ne compte laisser aucune place au compromis.
Les gouverneurs de région, les préfets et les sous-préfets ont reçu des instructions strictes. Ils doivent veiller personnellement à l’application rigoureuse de la mesure.
En outre, le gouvernement prévient : toute violation de cette interdiction entraînera des poursuites judiciaires immédiates, conformément à la législation en vigueur. Le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition entre ainsi dans une phase critique.
