N12 Magada-Guidiguis : 107 ouvrages hydrauliques achevés, le chantier avance à 21,21 %

Le chantier progresse, mais le rythme soulève des questions. Sur la section Magada-Guidiguis, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, les travaux de réhabilitation et d’élargissement de la chaussée affichent un taux d’exécution de 21,21 %. Le point de situation arrêté au 10 octobre 2026 confirme cette lente progression. Face à cette situation, le maître d’ouvrage met un point d’honneur à exiger un coup d’accélérateur décisif sur la chaussée.

Mobilisation des moyens et essais techniques : le groupement passe à l’offensive

Heureusement, le retour de la saison sèche offre une fenêtre d’opportunité idéale. L’entreprise de BTP saisit l’occasion et déploie un parc matériel surdimensionné de 161 équipements pour un objectif théorique de 111. Sur le terrain, nos constatations révèlent une multiplication des essais structurants. Les équipes préparent une planche d’essai pour la couche de fondation renforcée à base de matériaux recyclés, tout en lançant le décaissement de la chaussée existante, l’imprégnation et le sablage.

Expertise géotechnique et ouvrages d’art : le nœud stratégique de Kaélé

En parallèle, les investigations scientifiques s’intensifient à la carrière de Zapili. Le laboratoire spécialisé Geofondation procède au carottage de la roche massive afin de garantir la fiabilité géotechnique des matériaux. Côté assainissement, le bilan provisoire comptabilise 107 dalots achevés sur les 123 prévus. Désormais, le point critique du chantier se déplace vers la traversée urbaine de Kaélé, une zone complexe dont dépend l’achèvement des 16 derniers ouvrages hydrauliques.

Impact socio-économique et perspectives : le défi de la livraison dans les délais

Sur le plan social, le chantier génère une forte dynamique économique locale avec l’embauche directe de 368 travailleurs régionaux. Ce projet d’envergure bénéficie d’un financement tripartite stratégique combinant la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne et l’État du Cameroun. Toutefois, avec seulement un cinquième des travaux réalisés, le groupement doit transformer ces acquis techniques en mètres linéaires d’asphalte pour répondre aux attentes légitimes des usagers.

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