Une accélération mesurable sur le terrain
Sur le tronçon de la route Nationale 12 reliant Guidiguis à Yagoua, les engins lourds imposent désormais leur rythme. Longue de 68,70 kilomètres, cette artère stratégique de la région de l’Extrême-Nord fait l’objet d’une surveillance minutieuse. Nos récentes constatations sur le terrain confirment une avancée concrète du chantier : le taux d’exécution global atteint 18 % au 10 octobre 2026. En l’espace d’une seule semaine, les équipes ont gagné plus de 3 % d’avancement, répondant directement aux exigences de cadence fixées par le maître d’ouvrage.
Hydraulique et terrassement : des fondations solides
Cependant, la véritable épreuve technique se joue sur l’assainissement et la préparation du sol. Entre le point kilométrique 0 et le PK 61+525, la construction des ouvrages d’art franchit une étape décisive. Sur les 84 dalots prévus pour sécuriser l’axe contre les infiltrations, 78 sont d’ores et déjà achevés. Conjointement à cette avancée hydraulique, le chantier de terrassement pour la mise aux normes de la nouvelle chaussée s’étend désormais sur 62 kilomètres.
Chaussée et recyclage : les essais techniques validés
Par ailleurs, les travaux d’infrastructure proprement dits s’intensifient en direction du PK 64+000. Les responsables du chantier ont validé un premier essai critique de recyclage de la chaussée existante sur les deux cents premiers mètres du tracé. Dans la foulée, les équipes déploient le processus de recyclage par apport de grave non traitée (0/31,5). À ce jour, les ouvriers ont déjà traité 3,1 kilomètres en demi-chaussée avec une régularité remarquable.
Approvisionnement : la logistique monte en puissance
De plus, la pose de la couche de fondation entre le PK 0+000 et le PK 8+000 marque l’entrée du projet dans une phase décisive. Les vérifications logistiques révèlent une anticipation matérielle complète sur la base vie du projet. Les zones de stockage accueillent déjà l’ensemble des agrégats requis, tandis qu’un stock important de bitume est sécurisé sur place pour alimenter sans interruption les prochaines étapes d’enrobage.
Protection du Mayo Guidiguis : des zones d’ombre persistent
Enfin, le volet environnemental et sécuritaire du projet réserve encore quelques incertitudes. Si l’étude d’exécution pour la protection des berges du Mayo Guidiguis touche à sa fin, le calendrier officiel de démarrage de ces travaux connexes reste flou. Sur le terrain, l’entreprise maintient néanmoins une pression maximale pour tenir ses engagements, en déployant une force de travail impressionnante de 352 personnes mobilisées jour et nuit.





