Douala a de nouveau subi les assauts de la pluie. Ce vendredi 11 septembre 2026, des averses d’une rare intensité ont mis la métropole sous tension. Pourtant, derrière le chaos apparent, une réalité mérite d’être soulignée : la ville résiste mieux qu’avant.
Des routes ont été submergées. Des quartiers ont vécu des heures d’inquiétude. Les images de ces scènes spectaculaires ont rapidement circulé. Elles témoignent de la vulnérabilité persistante des grandes villes face aux dérèglements climatiques.
Toutefois, ces clichés ne doivent pas masquer une évolution profonde. Douala revient de loin. Il y a quelques années, des précipitations comparables provoquaient des dégâts autrement plus lourds. Des quartiers restaient paralysés pendant des jours. Des habitations étaient dévastées. Les pertes matérielles se chiffraient en milliards.
Un chantier prioritaire pour la municipalité
Depuis son accession à la tête de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine a placé la lutte contre les inondations au cœur de son action. Le curage des drains est devenu systématique. Les ouvrages d’assainissement ont été améliorés. Des canaux ont été réalisés ou réhabilités. Les zones vulnérables font l’objet d’interventions ciblées.
En parallèle, la lutte contre l’obstruction des exutoires s’est intensifiée. Le suivi hydrologique s’est modernisé. Des mécanismes d’alerte ont été progressivement déployés. Ce vendredi encore, le dispositif de surveillance a permis de suivre la montée des eaux sur plusieurs cours d’eau. Objectif : anticiper les zones les plus exposées.
Une menace globale, des responsabilités locales
Tout n’est pas réglé. Les inondations demeurent une menace réelle. Certains quartiers restent particulièrement fragiles. Mais il serait injuste de juger une journée de pluies extrêmes sans mesurer le chemin parcouru.
Car Douala n’est pas une exception. De Lagos à Abidjan, d’Accra à Dakar, en passant par les grandes métropoles européennes, asiatiques ou américaines, les villes affrontent des pluies de plus en plus brutales. Le changement climatique modifie les régimes de précipitations. Il met à rude épreuve des infrastructures souvent conçues pour des volumes d’eau bien moindres.
La responsabilité citoyenne en question
À ce défi s’ajoute un problème qu’il faut regarder en face : nos comportements. Quand les caniveaux deviennent des dépotoirs, quand les déchets plastiques bouchent les drains, quand des constructions occupent les zones naturelles d’écoulement, quelques heures de pluie suffisent à aggraver la situation.
La lutte contre les inondations ne peut donc pas être l’affaire du seul Maire ou de la Communauté Urbaine de Douala. La Ville doit poursuivre ses investissements. Les services techniques doivent maintenir l’entretien des ouvrages. Mais les populations doivent aussi assumer leur part de responsabilité.
Reconnaître le progrès, accélérer les efforts
Ce qui s’est passé ce vendredi ne doit pas conduire à nier le problème. Au contraire. Il faut accélérer les travaux. Renforcer la prévention. Mais il faut aussi reconnaître une évidence : si les conséquences des fortes pluies ne sont plus systématiquement celles du passé, ce n’est pas le fruit du hasard.
C’est le résultat d’années de travaux, d’investissements et d’une politique structurée de lutte contre les inondations. Une politique conduite sous l’impulsion du Dr Roger Mbassa Ndine.
À Douala, le combat contre les inondations est loin d’être terminé. Mais le travail accompli mérite d’être dit.



