C’est ce qu’il faut retenir de la 57 e édition du salon de l’agriculture à Paris pour ce qui est du Cameroun. En effet, interpellé sur la situation socio-politique au Cameroun par l’activiste Calibri Calibro, Emmanuel Macro a révélé son intervention sur la libération de Maurice Kamto. « Vous savez mon engagement sur ce sujet. J’ai mis la pression sur Paul Biya pour que, d’abord, il traite le sujet de la zone anglophone et ses opposants. J’avais dit : je ne veux pas que l’on se voie à Lyon, tant que Maurice Kamto n’est pas libéré. Il a été libéré parce qu’on a mis la pression », déclare le chef de l’État français.
Cette déclaration vient confirmer une fois de plus que la France joue un rôle compliqué et malsain dans ces crises que connaissent le Cameroun en particulier et en Afrique en général. L’on comprend que les Chefs d’États africains sont pris en otage par la France qui s’invite et s’ingère dans les problèmes internes des pays.
Lorsque Emmanuel Macron affirme qu’il a mis la pression sur Paul Biya pour la libération de Kamto, a-t-il oublié que bien avant son arrivée au pouvoir, le président Camerounais libérait déjà des Camerounais et les opposants qui avaient des démêlés avec la justice camerounaise. Il faut aussi rappeler que le président français semble oublier que chaque état est souverain dans ses choix et ses décisions. Voilà que son prédécesseur François Hollande suppliait en mondovision la libération de Thierry Eric Atangana lors d’une visite au Cameroun. Pourquoi vouloir donner un rôle de pantin à Paul Biya ? Le chef de l’État camerounais ne reçoit les ordres de personne !
Il s’agit là d’un scénario inique et déstabilisateur envers le Cameroun. Et la France par sa voix la plus autorisée a confirmé son plan de destruction du Cameroun libéré de haute lutte par ses fils morts en martyr pendant des années de colonisation. Les Camerounais doivent se méfier de ses ennemis déguisés en faux pays amis. Car ce n’est pas la France qui peut faire la démocratie au Cameroun, ce sont les Camerounais eux-mêmes.