Cameroun – Ils étaient des milliers, venus des quatre coins de la région de l’Ouest, à investir la cité de Ntonga, porte d’entrée symbolique de cette partie du pays. Ce vendredi, le Tout Bafoussam et ses environs ont réservé un accueil triomphal au nouveau président de l’Assemblée nationale, le Très Honorable Théodore Datouo, à l’occasion de son retour dans son fief électoral.
Dès son arrivée, l’homme politique, originaire de Bangou, a été submergé par une foule en liesse. Chef traditionnels en tenue d’apparat, militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) et simples citoyens se sont mêlés dans une même effusion de joie, scandant des chants de ralliement et exécutant des pas de danse traditionnels. Chaque poignée de main échangée était ponctuée d’acclamations, témoignant de l’attachement des populations à celui qui incarne désormais la deuxième personnalité de l’État.
Un bain de foule avant le grand rendez-vous de Toket
Ce bain de foule spontané n’était que le prélude d’une journée placée sous le signe de la communion. Il annonce en effet le gigantesque meeting prévu au stade omnisports de Toket, à Bafoussam. Les organisateurs tablent sur une affluence record pour ce qui s’annonce comme l’un des plus grands rassemblements politiques de l’année dans la région.
Au-delà de la simple célébration, cet élan populaire revêt une forte portée symbolique. Il s’agit pour les populations de l’Ouest d’adresser un message de reconnaissance au chef de l’État, Paul Biya. En portant Théodore Datouo au perchoir de la chambre basse du Parlement le 17 mars dernier, le président de la République a, selon les militants, honoré toute une région.
Une ascension politique saluée par la base
Élu avec 133 voix sur 147, Théodore Datouo, 65 ans, succède à Cavaye Yéguié Djibril après 34 ans de règne sans partage à la tête de l’institution parlementaire. Ancien vice-président de l’Assemblée et opérateur économique reconnu, il incarne une nouvelle ère pour le Palais de Verre de Ngoa-Ekellé.
Pour les milliers de sympathisants massés sur son passage, ce retour aux sources est bien plus qu’une formalité protocolaire : c’est une consécration populaire, une démonstration de force et de loyauté envers un fils du terroir promu aux plus hautes fonctions de l’État.