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	<title>PICCINI Archives - Primeur Hebdo</title>
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	<description>Quotidien Panafricain d&#039;Investigations, d&#039;Enquêtes, d&#039;Analyses et d&#039;Informations Générales</description>
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	<title>PICCINI Archives - Primeur Hebdo</title>
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		<title>Vague de condamnations : que se passe-t-il au Cameroun ?</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 09:28:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun traverse une période judiciaire et financière critique. En moins de trois mois, le pays a été condamné à payer plus de 450 milliards de FCFA à trois créanciers&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun traverse une période judiciaire et financière critique. En moins de trois mois, le pays a été condamné à payer plus de 450 milliards de FCFA à trois créanciers étrangers. Ces décisions révèlent des failles profondes dans la gestion des grands projets.</p>
<h2>Trois condamnations en trois mois</h2>
<p>Tout d’abord, le 4 septembre 2026, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a condamné l’État du Cameroun à verser 78,5 millions d’euros à l’italien Gruppo Piccini. Cette décision fait suite à l’éviction jugée abusive de l’entreprise du chantier du stade d’Olembé. Le montant inclut des intérêts composés et des frais de justice.</p>
<p>Ensuite, le 29 juin 2026, la Cour suprême du Royaume-Uni a rejeté le dernier recours de la Société nationale de raffinage (SONARA). Celle-ci doit désormais payer 42,8 milliards de FCFA à la nigériane Sahara Energy. Cette créance concerne des cargaisons de pétrole brut livrées entre 2013 et 2016 et jamais entièrement réglées.</p>
<p>Enfin, le 26 juillet 2026, la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris a condamné le Cameroun à indemniser l’australien Sundance Resources à hauteur de 355,2 milliards de FCFA. Cette sentence sanctionne le retrait unilatéral des permis d’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba, en violation d’une ordonnance d’urgence de la CCI.</p>
<h2>Des décisions qui pèsent sur les finances publiques</h2>
<p>Ces trois condamnations représentent un fardeau considérable pour le contribuable camerounais. À elles seules, elles totalisent plus de 450 milliards de FCFA. Pour mettre ce montant en perspective, il équivaut au budget de construction de plusieurs hôpitaux régionaux ou de centaines de kilomètres de routes.</p>
<p>Par ailleurs, ces affaires ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de mauvaise gestion des grands projets et des entreprises publiques. D’autres dossiers révèlent des pratiques tout aussi préoccupantes.</p>
<h2>Le rachat coûteux d’Eneo</h2>
<p>Prenons le cas de la société de distribution d’électricité Eneo. L’État camerounais a récemment racheté les parts du fonds britannique Actis pour 78 milliards de FCFA. Toutefois, cette opération s’accompagne de la reprise d’une dette colossale estimée à 800 milliards de FCFA. Une grande partie de cette dette provient de factures impayées par les administrations publiques elles-mêmes.</p>
<p>Ainsi, l’État rachète une entreprise lourdement endettée, tout en étant l’un de ses principaux débiteurs. Cette situation illustre un cercle vicieux où les erreurs de gestion passées pèsent sur les finances publiques présentes.</p>
<h2>Le scandale de l’or et l’opacité de la SONAMINES</h2>
<p>Un autre dossier illustre l’ampleur des dysfonctionnements. La Société nationale des mines (SONAMINES) est chargée de contrôler l’exploitation aurifère. Pourtant, les chiffres officiels sont troublants. En 2023, le Cameroun n’a déclaré que 22,3 kg d’or exportés. Dans le même temps, les importateurs, principalement les Émirats arabes unis, affirment avoir acheté 15,2 tonnes d’or d’origine camerounaise. L’écart est vertigineux.</p>
<p>Selon l’analyste Albin Michel Njilo, les agents de la SONAMINES rendent compte directement au directeur général, contournant ainsi le ministre de tutelle. Cette opacité empêche toute traçabilité et prive l’État de recettes fiscales estimées à 165 milliards de FCFA.</p>
<h2>Le paradoxe énergétique</h2>
<p>Le secteur de l’électricité révèle un autre paradoxe. La SONATREL a lancé en août 2026 des appels d’offres pour exporter 100 MW d’électricité vers le Tchad. Pourtant, sur le plan national, 68 % des entreprises camerounaises utilisent des groupes électrogènes pour pallier les coupures fréquentes. Le pays cherche donc à vendre de l’électricité à l’étranger alors que sa propre population souffre de pénuries chroniques.</p>
<h2>Un signal d’alarme pour les investisseurs</h2>
<p>Ces condamnations à répétition envoient un message inquiétant aux investisseurs étrangers. Comme le souligne la sentence de la CCI dans l’affaire Sundance, le Cameroun a signé des contrats, ne les a pas accompagnés, puis les a dénoncés unilatéralement en ignorant ses propres engagements internationaux.</p>
<p>Par conséquent, la signature de l’État camerounais devient perçue comme risquée. Les partenaires potentiels hésiteront à s’engager dans des projets de long terme, de peur de voir leurs contrats remis en cause.</p>
<h2>Un classement qui interpelle</h2>
<p>Le positionnement du port de Kribi dans le classement mondial de la Banque mondiale et de S&amp;P Global Market Intelligence confirme cette tendance. Dix ans après sa mise en service, le port de Kribi se classe 395e sur 400 infrastructures évaluées. Malgré un investissement de plus de 800 milliards de FCFA, il ne parvient pas à capter les exportations du Tchad et de la République centrafricaine.</p>
<p>Ce classement n’est pas anecdotique. Il reflète l’incapacité du pays à transformer des investissements massifs en résultats concrets.</p>
<h2>Une gouvernance en question</h2>
<p>Face à ces constats, les critiques se multiplient. L’universitaire Makon a récemment qualifié le gouvernement actuel de « plus nul de toute l’histoire du pays ». Cette formule radicale traduit un sentiment de frustration largement partagé.</p>
<p>Les condamnations récentes ne sont pas de simples accidents. Elles sont le symptôme d’une gouvernance qui privilégie l’urgence politique au détriment de la rigueur juridique et financière. Tant que ces pratiques perdureront, le Cameroun continuera de payer le prix fort sur la scène internationale.</p>
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		<title>Condamnation CIRDI : La facture réelle de l&#8217;affaire Piccini-Cameroun atteint 80 milliards FCFA.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 16:13:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal arbitral international a tranché. Le Cameroun doit payer. Mais au-delà des 51 milliards annoncés par le gouvernement, les intérêts composés font exploser la note. La sentence est tombée&#8230; </p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/condamnation-cirdi-la-facture-reelle-de-laffaire-piccini-cameroun-atteint-80-milliards-fcfa/">Condamnation CIRDI : La facture réelle de l&rsquo;affaire Piccini-Cameroun atteint 80 milliards FCFA.</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal arbitral international a tranché. Le Cameroun doit payer. Mais au-delà des 51 milliards annoncés par le gouvernement, les intérêts composés font exploser la note.</p>
<p>La sentence est tombée le 4 septembre 2026. Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) condamne l&rsquo;État camerounais à verser 78,5 millions d&rsquo;euros au groupe italien Gruppo Piccini. Un verdict sans appel pour expropriation illégale du chantier du stade Olembé.</p>
<p>Pourtant, le gouvernement camerounais minimise. Cyrille Tollo, conseiller technique au ministère des Sports, parle de « 51 milliards FCFA ». Un chiffre qui ne résiste pas à l&rsquo;analyse juridique.</p>
<h2>Un principal qui dépasse les 51 milliards</h2>
<p>Le tribunal ne s&rsquo;est pas contenté d&rsquo;un simple remboursement. Il a détaillé chaque poste de préjudice. L&rsquo;investissement net de Piccini s&rsquo;élève à 51,3 millions d&rsquo;euros. Cette somme représente l&rsquo;argent injecté sur le chantier et jamais récupéré.</p>
<p>S&rsquo;y ajoutent cinq autres chefs de condamnation. Le manque à gagner sur les travaux non réalisés atteint 5,4 millions d&rsquo;euros. La perte de jouissance des machines bloquées au Cameroun est évaluée à 8,1 millions. La dépréciation des équipements rouillés coûte 7,7 millions. Enfin, les frais engagés après l&rsquo;expropriation, notamment pour les avocats et la logistique, sont fixés à 6 millions d&rsquo;euros.</p>
<p>Le total principal s&rsquo;établit donc à 78,5 millions d&rsquo;euros. Soit plus de 51,4 milliards FCFA au taux fixe de 655,957 FCFA pour un euro. Un montant déjà colossal. Mais ce n&rsquo;est que le début.</p>
<h2>L&rsquo;arme fatale des intérêts composés</h2>
<p>Le CIRDI a ajouté une clause dévastatrice pour les finances publiques camerounaises. La sentence prévoit des intérêts pré et post-sentence au taux EURIBOR 6 mois majoré de 4%, composés annuellement depuis le 29 novembre 2019.</p>
<p>Avec un EURIBOR 6 mois autour de 2,5% en 2026, le taux d&rsquo;intérêt effectif grimpe à 6,5% par an. Composé sur sept ans, l&rsquo;addition devient vertigineuse. Les 78,5 millions d&rsquo;euros de 2019 se transforment en environ 122 millions d&rsquo;euros aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>La conversion en monnaie locale donne le tournis. Le Cameroun devra débourser près de 80 milliards FCFA s&rsquo;il ne paie pas rapidement. Et chaque jour de retard alourdit encore la facture. Après trente jours de notification, les intérêts continuent de courir sans interruption.</p>
<h2>Avocats et frais d&rsquo;arbitrage : la note s&rsquo;alourdit</h2>
<p>Le tribunal a également condamné le Cameroun à rembourser 70% des honoraires de l&rsquo;avocat de Piccini. Cette somme s&rsquo;élève à 2 860 394,50 euros, soit près de 1,88 milliard FCFA. Le même taux d&rsquo;intérêt s&rsquo;applique à cette somme.</p>
<p>S&rsquo;ajoutent les frais d&rsquo;arbitrage du CIRDI. Le Cameroun doit en assumer 70%, soit 157 427,55 dollars. Environ 95 millions FCFA, majorés des mêmes intérêts.</p>
<p>Le calcul final est sans ambiguïté. Principal et frais annexes totalisent 81,36 millions d&rsquo;euros. Avec sept ans d&rsquo;intérêts composés, la facture réelle oscille entre 80 et 82 milliards FCFA. Un montant que Cyrille Tollo refuse de détailler.</p>
<h2>Une condamnation pour expropriation illégale</h2>
<p>Au-delà des chiffres, la décision du CIRDI établit une faute lourde de l&rsquo;État camerounais. Les points 2, 3 et 4 de la sentence sont sans équivoque. Le tribunal retient une expropriation illégale de l&rsquo;investissement, une violation du traitement juste et équitable, et un manquement à l&rsquo;obligation de pleine protection et sécurité.</p>
<p>Ces manquements sont constatés au regard du traité bilatéral d&rsquo;investissement entre l&rsquo;Italie et le Cameroun. Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;un simple litige commercial. Le CIRDI qualifie juridiquement l&rsquo;acte de l&rsquo;État camerounais d&rsquo;expropriation illégale au sens du droit international des investissements.</p>
<p>L&rsquo;affaire remonte à novembre 2019. Le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, résilie alors unilatéralement le contrat de Piccini sur instruction du secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Motifs invoqués : abandon de chantier et défaillance caractérisée. Six ans plus tard, la justice internationale donne tort à Yaoundé.</p>
<p>Le Cameroun a annoncé son intention de contester la sentence. Le gouvernement évoque une décision « surprenante » et dénonce la mise à l&rsquo;écart de ses propres préjudices. Mais l&rsquo;État devra composer avec une réalité financière implacable. Chaque jour qui passe rapproche la facture des 82 milliards FCFA.</p>
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