<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>indifférence Archives - Primeur Hebdo</title>
	<atom:link href="https://primeurhebdo.com/tag/indifference/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://primeurhebdo.com/tag/indifference/</link>
	<description>Quotidien Panafricain d&#039;Investigations, d&#039;Enquêtes, d&#039;Analyses et d&#039;Informations Générales</description>
	<lastBuildDate>Mon, 10 Aug 2026 01:09:15 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://primeurhebdo.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-476386394_1159855992816617_4875671859011920658_n-32x32.jpg</url>
	<title>indifférence Archives - Primeur Hebdo</title>
	<link>https://primeurhebdo.com/tag/indifference/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Quand un cadavre ne nous fait plus rien : sommes-nous encore une société ?</title>
		<link>https://primeurhebdo.com/quand-un-cadavre-ne-nous-fait-plus-rien-sommes-nous-encore-une-societe/</link>
					<comments>https://primeurhebdo.com/quand-un-cadavre-ne-nous-fait-plus-rien-sommes-nous-encore-une-societe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 00:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
		<category><![CDATA[MFOUNDI]]></category>
		<category><![CDATA[Bon Samaritain]]></category>
		<category><![CDATA[cadavre]]></category>
		<category><![CDATA[compassion]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[humanité]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence]]></category>
		<category><![CDATA[Mvog-Bi]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[société camerounaise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://primeurhebdo.com/?p=2494</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un cadavre abandonné à Mvog-Bi Hier, à Mvog-Bi, non loin de l&#8217;Église catholique, une scène m&#8217;a profondément bouleversé. Un cadavre gisait à même le sol depuis plusieurs heures. Personne ne&#8230; </p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/quand-un-cadavre-ne-nous-fait-plus-rien-sommes-nous-encore-une-societe/">Quand un cadavre ne nous fait plus rien : sommes-nous encore une société ?</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Un cadavre abandonné à Mvog-Bi</h2>
<p>Hier, à Mvog-Bi, non loin de l&rsquo;Église catholique, une scène m&rsquo;a profondément bouleversé.</p>
<p>Un cadavre gisait à même le sol depuis plusieurs heures. Personne ne semblait réellement s&rsquo;en soucier.</p>
<p>Le plus terrifiant n&rsquo;est même pas la mort. Le plus terrifiant, c&rsquo;est l&rsquo;indifférence des vivants.</p>
<p>À quelques mètres de cette dépouille, un tourne-dos continuait de fonctionner. Des gens mangeaient. D&rsquo;autres buvaient. Certains riaient. On vendait. On discutait.</p>
<p>La vie continuait… à côté d&rsquo;un mort abandonné.</p>
<h2>Comment avons-nous pu en arriver là ?</h2>
<p>À quel moment avons-nous perdu cette chose fondamentale qui faisait de nous des êtres humains : la compassion ?</p>
<p>À quel moment avons-nous commencé à considérer la souffrance de l&rsquo;autre comme un spectacle qui ne nous concerne pas ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, quelqu&rsquo;un peut tomber dans la rue. Il peut faire un malaise. Il peut s&rsquo;écrouler devant un marché.</p>
<p>Et très souvent, le premier réflexe n&rsquo;est plus de lui porter secours. C&rsquo;est de sortir le téléphone.</p>
<p>On filme. On photographie. On demande ce qui s&rsquo;est passé. On cherche à savoir qui est mort.</p>
<p>Parfois, avant même que la famille ne soit informée, la vidéo est déjà sur WhatsApp, Facebook ou TikTok.</p>
<p>Nous voulons être les premiers à publier la mort des autres. Mais nous ne voulons plus être les premiers à leur tendre la main.</p>
<h2>Le scoop contre le secours</h2>
<p>Voilà le drame.</p>
<p>Nous sommes devenus une société où le scoop compte davantage que le secours. Où le téléphone compte davantage que la vie. Où la curiosité remplace la compassion.</p>
<p>Et pourtant, il y a plus de deux mille ans, Jésus-Christ nous avait déjà posé cette question.</p>
<p>Dans la parabole du Bon Samaritain, un homme est laissé à moitié mort sur le bord du chemin. Des religieux passent. Ils voient. Ils continuent leur route.</p>
<p>Puis vient un Samaritain. Lui aussi voit. Mais contrairement aux autres, il s&rsquo;arrête.</p>
<p>Il ne demande pas : « Est-ce mon problème ? » Il ne demande pas : « Est-ce que cette personne peut me payer ? » Il ne demande pas : « De quelle ethnie est-il ? De quelle religion est-il ? »</p>
<p>Il voit un homme qui souffre. Et cela suffit.</p>
<h2>Où sont passés nos Samaritains ?</h2>
<p>Permettez-moi de poser une question qui dérange : OÙ SONT PASSÉS NOS SAMARITAINS ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nos rues, nos marchés et nos hôpitaux sont devenus les nouveaux chemins de Jérusalem.</p>
<p>Nous passons devant les blessés. Nous passons devant les malades. Nous passons devant les pauvres. Nous passons devant les personnes âgées. Nous passons devant les morts.</p>
<h2>Et nous continuons notre chemin.</h2>
<p>Plus grave encore : dans certains de nos hôpitaux, un malade peut attendre dans des conditions indignes simplement parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas les moyens nécessaires.</p>
<p>Une personne peut souffrir pendant que sa famille cherche désespérément quelques billets. Et pendant ce temps, la vie s&rsquo;éteint.</p>
<p>L&rsquo;euthanasie sociale</p>
<p>Je sais qu&rsquo;on me dira : « Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;euthanasie. » Juridiquement, vous avez raison.</p>
<p>Mais permettez-moi de parler de l&rsquo;euthanasie sociale : celle qui ne se pratique pas avec une seringue, mais avec l&rsquo;abandon.</p>
<p>Celle qui ne prononce pas « je veux ta mort », mais qui dit silencieusement : « Je ne ferai rien pour te sauver. »</p>
<p>C&rsquo;est une mort produite par l&rsquo;indifférence.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;une société finit par considérer la mort d&rsquo;un pauvre comme normale, c&rsquo;est la conscience collective qui est malade.</p>
<h2>Et l&rsquo;Église dans tout cela ?</h2>
<p>Voilà la question qui me tourmente.</p>
<p>Que faisons-nous de l&rsquo;Évangile que nous prêchons chaque dimanche ? Que disent nos homélies ?</p>
<p>Parlons-nous suffisamment de la dignité du pauvre ? De l&rsquo;abandon des malades ? De ceux qui meurent faute de moyens ?</p>
<p>Ou sommes-nous devenus une Église qui sait être présente dans les cérémonies officielles et les rencontres avec les puissants, mais qui devient silencieuse face aux faibles ?</p>
<p>Je ne demande pas à l&rsquo;Église de faire de la politique. Je lui demande de faire l&rsquo;Évangile.</p>
<p>Parfois, faire l&rsquo;Évangile signifie déranger. Déranger les puissants. Déranger les consciences. Déranger les habitudes.</p>
<p>Car une Église qui ne dérange plus personne face à l&rsquo;injustice devrait se demander si elle est encore en train de proclamer l&rsquo;Évangile.</p>
<p>Notre responsabilité de citoyens</p>
<p>Nous avons également notre part de responsabilité.</p>
<p>Nous ne pouvons pas toujours accuser les politiques, les médecins, les religieux ou l&rsquo;État. Nous sommes aussi devenus indifférents.</p>
<p>Pendant les campagnes électorales, certains acceptent quelques litres de carburant ou quelques sacs de riz. Puis nous donnons notre conscience. Nous vendons notre voix.</p>
<p>Et après, nous nous étonnons que notre société soit malade.</p>
<p>Une conscience vendue quelques milliers de francs finit toujours par coûter des vies.</p>
<h2>Une colère légitime</h2>
<p>Alors oui, je suis en colère.</p>
<p>Je suis en colère contre cette indifférence. Je suis en colère contre cette banalisation de la mort.</p>
<p>Je suis en colère lorsque je vois un homme souffrir et que tout le monde regarde.</p>
<p>Je suis en colère lorsque nous filmons un accident au lieu de sauver une vie.</p>
<p>Je suis en colère lorsqu&rsquo;un cadavre devient un élément du décor.</p>
<h2>Mais surtout, j&rsquo;ai peur</h2>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où nous pouvons manger à côté d&rsquo;un mort sans que notre conscience ne tremble.</p>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où la pauvreté devient progressivement une condamnation.</p>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où nous connaissons le prix d&rsquo;une bière, mais où nous sommes incapables de mobiliser quelques moyens pour sauver une vie.</p>
<p>J&rsquo;ai surtout peur du jour où nous ne ressentirons plus rien.</p>
<p>Parce que lorsqu&rsquo;un peuple ne pleure plus ses morts, ne secourt plus ses blessés et ne défend plus ses pauvres, ce n&rsquo;est pas seulement son système de santé qui est malade.</p>
<h2>C&rsquo;EST SON ÂME QUI EST EN TRAIN DE MOURIR.</h2>
<p>Une question qui dérange</p>
<p>Alors je pose cette question, sans détour : QU&rsquo;AVONS-NOUS FAIT DE NOTRE HUMANITÉ ?</p>
<p>Et à l&rsquo;Église, aux responsables religieux, aux autorités publiques, aux médecins, aux citoyens, je pose une dernière question :</p>
<h2>SI CE CADAVRE AVAIT ÉTÉ CELUI DE VOTRE MÈRE, DE VOTRE PÈRE, DE VOTRE ENFANT OU DE VOTRE FRÈRE… AURIEZ-VOUS CONTINUÉ À MANGER À CÔTÉ ?</h2>
<p>Voilà la question que nous devons tous avoir le courage de nous poser.</p>
<p>Parce qu&rsquo;un jour, ce ne sera peut-être plus « quelqu&rsquo;un ». Ce sera l&rsquo;un des nôtres.</p>
<p>Et ce jour-là, nous comprendrons peut-être trop tard que l&rsquo;indifférence que nous tolérons aujourd&rsquo;hui peut devenir la tragédie de demain.</p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/quand-un-cadavre-ne-nous-fait-plus-rien-sommes-nous-encore-une-societe/">Quand un cadavre ne nous fait plus rien : sommes-nous encore une société ?</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://primeurhebdo.com/quand-un-cadavre-ne-nous-fait-plus-rien-sommes-nous-encore-une-societe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
