<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Eneo Archives - Primeur Hebdo</title>
	<atom:link href="https://primeurhebdo.com/tag/eneo/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://primeurhebdo.com/tag/eneo/</link>
	<description>Quotidien Panafricain d&#039;Investigations, d&#039;Enquêtes, d&#039;Analyses et d&#039;Informations Générales</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Sep 2026 09:39:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://primeurhebdo.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-476386394_1159855992816617_4875671859011920658_n-32x32.jpg</url>
	<title>Eneo Archives - Primeur Hebdo</title>
	<link>https://primeurhebdo.com/tag/eneo/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Vague de condamnations : que se passe-t-il au Cameroun ?</title>
		<link>https://primeurhebdo.com/vague-de-condamnations-que-se-passe-t-il-au-cameroun/</link>
					<comments>https://primeurhebdo.com/vague-de-condamnations-que-se-passe-t-il-au-cameroun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 09:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[MFOUNDI]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[arbitrage international]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[condamnations judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Eneo]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[PICCINI]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Energy]]></category>
		<category><![CDATA[SONAMINES]]></category>
		<category><![CDATA[SONARA]]></category>
		<category><![CDATA[Sundance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://primeurhebdo.com/?p=4775</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun traverse une période judiciaire et financière critique. En moins de trois mois, le pays a été condamné à payer plus de 450 milliards de FCFA à trois créanciers&#8230; </p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/vague-de-condamnations-que-se-passe-t-il-au-cameroun/">Vague de condamnations : que se passe-t-il au Cameroun ?</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun traverse une période judiciaire et financière critique. En moins de trois mois, le pays a été condamné à payer plus de 450 milliards de FCFA à trois créanciers étrangers. Ces décisions révèlent des failles profondes dans la gestion des grands projets.</p>
<h2>Trois condamnations en trois mois</h2>
<p>Tout d’abord, le 4 septembre 2026, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a condamné l’État du Cameroun à verser 78,5 millions d’euros à l’italien Gruppo Piccini. Cette décision fait suite à l’éviction jugée abusive de l’entreprise du chantier du stade d’Olembé. Le montant inclut des intérêts composés et des frais de justice.</p>
<p>Ensuite, le 29 juin 2026, la Cour suprême du Royaume-Uni a rejeté le dernier recours de la Société nationale de raffinage (SONARA). Celle-ci doit désormais payer 42,8 milliards de FCFA à la nigériane Sahara Energy. Cette créance concerne des cargaisons de pétrole brut livrées entre 2013 et 2016 et jamais entièrement réglées.</p>
<p>Enfin, le 26 juillet 2026, la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris a condamné le Cameroun à indemniser l’australien Sundance Resources à hauteur de 355,2 milliards de FCFA. Cette sentence sanctionne le retrait unilatéral des permis d’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba, en violation d’une ordonnance d’urgence de la CCI.</p>
<h2>Des décisions qui pèsent sur les finances publiques</h2>
<p>Ces trois condamnations représentent un fardeau considérable pour le contribuable camerounais. À elles seules, elles totalisent plus de 450 milliards de FCFA. Pour mettre ce montant en perspective, il équivaut au budget de construction de plusieurs hôpitaux régionaux ou de centaines de kilomètres de routes.</p>
<p>Par ailleurs, ces affaires ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de mauvaise gestion des grands projets et des entreprises publiques. D’autres dossiers révèlent des pratiques tout aussi préoccupantes.</p>
<h2>Le rachat coûteux d’Eneo</h2>
<p>Prenons le cas de la société de distribution d’électricité Eneo. L’État camerounais a récemment racheté les parts du fonds britannique Actis pour 78 milliards de FCFA. Toutefois, cette opération s’accompagne de la reprise d’une dette colossale estimée à 800 milliards de FCFA. Une grande partie de cette dette provient de factures impayées par les administrations publiques elles-mêmes.</p>
<p>Ainsi, l’État rachète une entreprise lourdement endettée, tout en étant l’un de ses principaux débiteurs. Cette situation illustre un cercle vicieux où les erreurs de gestion passées pèsent sur les finances publiques présentes.</p>
<h2>Le scandale de l’or et l’opacité de la SONAMINES</h2>
<p>Un autre dossier illustre l’ampleur des dysfonctionnements. La Société nationale des mines (SONAMINES) est chargée de contrôler l’exploitation aurifère. Pourtant, les chiffres officiels sont troublants. En 2023, le Cameroun n’a déclaré que 22,3 kg d’or exportés. Dans le même temps, les importateurs, principalement les Émirats arabes unis, affirment avoir acheté 15,2 tonnes d’or d’origine camerounaise. L’écart est vertigineux.</p>
<p>Selon l’analyste Albin Michel Njilo, les agents de la SONAMINES rendent compte directement au directeur général, contournant ainsi le ministre de tutelle. Cette opacité empêche toute traçabilité et prive l’État de recettes fiscales estimées à 165 milliards de FCFA.</p>
<h2>Le paradoxe énergétique</h2>
<p>Le secteur de l’électricité révèle un autre paradoxe. La SONATREL a lancé en août 2026 des appels d’offres pour exporter 100 MW d’électricité vers le Tchad. Pourtant, sur le plan national, 68 % des entreprises camerounaises utilisent des groupes électrogènes pour pallier les coupures fréquentes. Le pays cherche donc à vendre de l’électricité à l’étranger alors que sa propre population souffre de pénuries chroniques.</p>
<h2>Un signal d’alarme pour les investisseurs</h2>
<p>Ces condamnations à répétition envoient un message inquiétant aux investisseurs étrangers. Comme le souligne la sentence de la CCI dans l’affaire Sundance, le Cameroun a signé des contrats, ne les a pas accompagnés, puis les a dénoncés unilatéralement en ignorant ses propres engagements internationaux.</p>
<p>Par conséquent, la signature de l’État camerounais devient perçue comme risquée. Les partenaires potentiels hésiteront à s’engager dans des projets de long terme, de peur de voir leurs contrats remis en cause.</p>
<h2>Un classement qui interpelle</h2>
<p>Le positionnement du port de Kribi dans le classement mondial de la Banque mondiale et de S&amp;P Global Market Intelligence confirme cette tendance. Dix ans après sa mise en service, le port de Kribi se classe 395e sur 400 infrastructures évaluées. Malgré un investissement de plus de 800 milliards de FCFA, il ne parvient pas à capter les exportations du Tchad et de la République centrafricaine.</p>
<p>Ce classement n’est pas anecdotique. Il reflète l’incapacité du pays à transformer des investissements massifs en résultats concrets.</p>
<h2>Une gouvernance en question</h2>
<p>Face à ces constats, les critiques se multiplient. L’universitaire Makon a récemment qualifié le gouvernement actuel de « plus nul de toute l’histoire du pays ». Cette formule radicale traduit un sentiment de frustration largement partagé.</p>
<p>Les condamnations récentes ne sont pas de simples accidents. Elles sont le symptôme d’une gouvernance qui privilégie l’urgence politique au détriment de la rigueur juridique et financière. Tant que ces pratiques perdureront, le Cameroun continuera de payer le prix fort sur la scène internationale.</p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/vague-de-condamnations-que-se-passe-t-il-au-cameroun/">Vague de condamnations : que se passe-t-il au Cameroun ?</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://primeurhebdo.com/vague-de-condamnations-que-se-passe-t-il-au-cameroun/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
