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	<title>COUP DE GUEULE Archives - Primeur Hebdo</title>
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	<description>Quotidien Panafricain d&#039;Investigations, d&#039;Enquêtes, d&#039;Analyses et d&#039;Informations Générales</description>
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	<title>COUP DE GUEULE Archives - Primeur Hebdo</title>
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		<title>Quand un cadavre ne nous fait plus rien : sommes-nous encore une société ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 00:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un cadavre abandonné à Mvog-Bi Hier, à Mvog-Bi, non loin de l&#8217;Église catholique, une scène m&#8217;a profondément bouleversé. Un cadavre gisait à même le sol depuis plusieurs heures. Personne ne&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Un cadavre abandonné à Mvog-Bi</h2>
<p>Hier, à Mvog-Bi, non loin de l&rsquo;Église catholique, une scène m&rsquo;a profondément bouleversé.</p>
<p>Un cadavre gisait à même le sol depuis plusieurs heures. Personne ne semblait réellement s&rsquo;en soucier.</p>
<p>Le plus terrifiant n&rsquo;est même pas la mort. Le plus terrifiant, c&rsquo;est l&rsquo;indifférence des vivants.</p>
<p>À quelques mètres de cette dépouille, un tourne-dos continuait de fonctionner. Des gens mangeaient. D&rsquo;autres buvaient. Certains riaient. On vendait. On discutait.</p>
<p>La vie continuait… à côté d&rsquo;un mort abandonné.</p>
<h2>Comment avons-nous pu en arriver là ?</h2>
<p>À quel moment avons-nous perdu cette chose fondamentale qui faisait de nous des êtres humains : la compassion ?</p>
<p>À quel moment avons-nous commencé à considérer la souffrance de l&rsquo;autre comme un spectacle qui ne nous concerne pas ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, quelqu&rsquo;un peut tomber dans la rue. Il peut faire un malaise. Il peut s&rsquo;écrouler devant un marché.</p>
<p>Et très souvent, le premier réflexe n&rsquo;est plus de lui porter secours. C&rsquo;est de sortir le téléphone.</p>
<p>On filme. On photographie. On demande ce qui s&rsquo;est passé. On cherche à savoir qui est mort.</p>
<p>Parfois, avant même que la famille ne soit informée, la vidéo est déjà sur WhatsApp, Facebook ou TikTok.</p>
<p>Nous voulons être les premiers à publier la mort des autres. Mais nous ne voulons plus être les premiers à leur tendre la main.</p>
<h2>Le scoop contre le secours</h2>
<p>Voilà le drame.</p>
<p>Nous sommes devenus une société où le scoop compte davantage que le secours. Où le téléphone compte davantage que la vie. Où la curiosité remplace la compassion.</p>
<p>Et pourtant, il y a plus de deux mille ans, Jésus-Christ nous avait déjà posé cette question.</p>
<p>Dans la parabole du Bon Samaritain, un homme est laissé à moitié mort sur le bord du chemin. Des religieux passent. Ils voient. Ils continuent leur route.</p>
<p>Puis vient un Samaritain. Lui aussi voit. Mais contrairement aux autres, il s&rsquo;arrête.</p>
<p>Il ne demande pas : « Est-ce mon problème ? » Il ne demande pas : « Est-ce que cette personne peut me payer ? » Il ne demande pas : « De quelle ethnie est-il ? De quelle religion est-il ? »</p>
<p>Il voit un homme qui souffre. Et cela suffit.</p>
<h2>Où sont passés nos Samaritains ?</h2>
<p>Permettez-moi de poser une question qui dérange : OÙ SONT PASSÉS NOS SAMARITAINS ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nos rues, nos marchés et nos hôpitaux sont devenus les nouveaux chemins de Jérusalem.</p>
<p>Nous passons devant les blessés. Nous passons devant les malades. Nous passons devant les pauvres. Nous passons devant les personnes âgées. Nous passons devant les morts.</p>
<h2>Et nous continuons notre chemin.</h2>
<p>Plus grave encore : dans certains de nos hôpitaux, un malade peut attendre dans des conditions indignes simplement parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas les moyens nécessaires.</p>
<p>Une personne peut souffrir pendant que sa famille cherche désespérément quelques billets. Et pendant ce temps, la vie s&rsquo;éteint.</p>
<p>L&rsquo;euthanasie sociale</p>
<p>Je sais qu&rsquo;on me dira : « Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;euthanasie. » Juridiquement, vous avez raison.</p>
<p>Mais permettez-moi de parler de l&rsquo;euthanasie sociale : celle qui ne se pratique pas avec une seringue, mais avec l&rsquo;abandon.</p>
<p>Celle qui ne prononce pas « je veux ta mort », mais qui dit silencieusement : « Je ne ferai rien pour te sauver. »</p>
<p>C&rsquo;est une mort produite par l&rsquo;indifférence.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;une société finit par considérer la mort d&rsquo;un pauvre comme normale, c&rsquo;est la conscience collective qui est malade.</p>
<h2>Et l&rsquo;Église dans tout cela ?</h2>
<p>Voilà la question qui me tourmente.</p>
<p>Que faisons-nous de l&rsquo;Évangile que nous prêchons chaque dimanche ? Que disent nos homélies ?</p>
<p>Parlons-nous suffisamment de la dignité du pauvre ? De l&rsquo;abandon des malades ? De ceux qui meurent faute de moyens ?</p>
<p>Ou sommes-nous devenus une Église qui sait être présente dans les cérémonies officielles et les rencontres avec les puissants, mais qui devient silencieuse face aux faibles ?</p>
<p>Je ne demande pas à l&rsquo;Église de faire de la politique. Je lui demande de faire l&rsquo;Évangile.</p>
<p>Parfois, faire l&rsquo;Évangile signifie déranger. Déranger les puissants. Déranger les consciences. Déranger les habitudes.</p>
<p>Car une Église qui ne dérange plus personne face à l&rsquo;injustice devrait se demander si elle est encore en train de proclamer l&rsquo;Évangile.</p>
<p>Notre responsabilité de citoyens</p>
<p>Nous avons également notre part de responsabilité.</p>
<p>Nous ne pouvons pas toujours accuser les politiques, les médecins, les religieux ou l&rsquo;État. Nous sommes aussi devenus indifférents.</p>
<p>Pendant les campagnes électorales, certains acceptent quelques litres de carburant ou quelques sacs de riz. Puis nous donnons notre conscience. Nous vendons notre voix.</p>
<p>Et après, nous nous étonnons que notre société soit malade.</p>
<p>Une conscience vendue quelques milliers de francs finit toujours par coûter des vies.</p>
<h2>Une colère légitime</h2>
<p>Alors oui, je suis en colère.</p>
<p>Je suis en colère contre cette indifférence. Je suis en colère contre cette banalisation de la mort.</p>
<p>Je suis en colère lorsque je vois un homme souffrir et que tout le monde regarde.</p>
<p>Je suis en colère lorsque nous filmons un accident au lieu de sauver une vie.</p>
<p>Je suis en colère lorsqu&rsquo;un cadavre devient un élément du décor.</p>
<h2>Mais surtout, j&rsquo;ai peur</h2>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où nous pouvons manger à côté d&rsquo;un mort sans que notre conscience ne tremble.</p>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où la pauvreté devient progressivement une condamnation.</p>
<p>J&rsquo;ai peur d&rsquo;une société où nous connaissons le prix d&rsquo;une bière, mais où nous sommes incapables de mobiliser quelques moyens pour sauver une vie.</p>
<p>J&rsquo;ai surtout peur du jour où nous ne ressentirons plus rien.</p>
<p>Parce que lorsqu&rsquo;un peuple ne pleure plus ses morts, ne secourt plus ses blessés et ne défend plus ses pauvres, ce n&rsquo;est pas seulement son système de santé qui est malade.</p>
<h2>C&rsquo;EST SON ÂME QUI EST EN TRAIN DE MOURIR.</h2>
<p>Une question qui dérange</p>
<p>Alors je pose cette question, sans détour : QU&rsquo;AVONS-NOUS FAIT DE NOTRE HUMANITÉ ?</p>
<p>Et à l&rsquo;Église, aux responsables religieux, aux autorités publiques, aux médecins, aux citoyens, je pose une dernière question :</p>
<h2>SI CE CADAVRE AVAIT ÉTÉ CELUI DE VOTRE MÈRE, DE VOTRE PÈRE, DE VOTRE ENFANT OU DE VOTRE FRÈRE… AURIEZ-VOUS CONTINUÉ À MANGER À CÔTÉ ?</h2>
<p>Voilà la question que nous devons tous avoir le courage de nous poser.</p>
<p>Parce qu&rsquo;un jour, ce ne sera peut-être plus « quelqu&rsquo;un ». Ce sera l&rsquo;un des nôtres.</p>
<p>Et ce jour-là, nous comprendrons peut-être trop tard que l&rsquo;indifférence que nous tolérons aujourd&rsquo;hui peut devenir la tragédie de demain.</p>
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		<title>Cameroun : Quand la crise des valeurs prime sur la crise économique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 17:57:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
		<category><![CDATA[MFOUNDI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les discours officiels mettent en avant les défis sécuritaires et budgétaires, une analyse plus profonde révèle une fragilité autrement plus insidieuse : l’érosion du lien moral et citoyen.&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>Alors que les discours officiels mettent en avant les défis sécuritaires et budgétaires, une analyse plus profonde révèle une fragilité autrement plus insidieuse : l’érosion du lien moral et citoyen. Corruption, tribalisme et égoïsme des élites sont pointés comme les véritables freins à l’émergence du pays.</h3>
<p>Le Cameroun, souvent présenté comme «<em> l’Afrique en miniature</em> » pour sa diversité, traverse une zone de turbulences dont les racines dépassent le cadre des politiques publiques. Si les chiffres macroéconomiques affichent une croissance timide – 3,5% du PIB en 2024 – et le budget 2026 une hausse de plus de 1 000 milliards de FCFA, le pays peine à transformer ces données en développement humain et en cohésion sociale.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, la véritable fracture est morale. « <em>La corruption systémique et la prévarication oligarchique, érigées en normes de légitimation, ont transformé le rêve émancipateur des pères fondateurs en un théâtre d’ombres et de prédation massive</em> », analyse un billet de blog politique. Cette prédation a un coût tangible : l’État perdrait en moyenne 400 milliards de FCFA par an à cause de la corruption.</p>
<h2>Un pacte social menacé par le tribalisme</h2>
<p>Au-delà du pillage des deniers publics, c’est le tissu même de la nation qui se délite. Le tribalisme, instrumentalisé par une oligarchie en quête de rentes, fragilise le pacte républicain. « Le risque de déchirement n&rsquo;est pas un accident. Il est le fruit d&rsquo;une instrumentalisation cynique, où l&rsquo;ethnie devient la monnaie d&rsquo;échange d&rsquo;une oligarchie en quête de rentes de situation », souligne une analyse récente.</p>
<p>Ce constat est largement partagé par la population. Une enquête du think tank The Okwelians révèle que 56,08 % des Camerounais considèrent la corruption comme le principal frein à un consensus national durable, tandis que 55,09 % pointent le tribalisme. Le favoritisme et le népotisme sont perçus comme des figures d’une « <em>méchanceté</em> » systémique qui condamne le pays à stagner.</p>
<h2>Une société fragmentée</h2>
<p>L’analyste politique Jean Guy Zogo dresse un tableau sans concession d’une société camerounaise fracturée en trois blocs : une élite prédatrice accaparant les ressources, une majorité de citoyens marginalisés, et des étrangers parfois mieux traités que les nationaux. Il accuse le régime en place d’avoir « <em>favorisé la corruption, les inégalités sociales et institutionnalisé le tribalisme</em> ». Cette fragmentation identitaire alimente un sentiment d’injustice qui brise la confiance collective.</p>
<h2>L’impératif d’une refondation éthique</h2>
<p>Face à ce constat alarmant, l’appel à un sursaut moral se fait de plus en plus pressant. « Le salut national ne viendra pas des cargaisons de promesses étrangères, mais d&rsquo;un retour sacrificiel aux systèmes de solidarité communautaire et à l&rsquo;éthique sacrée de la terre », plaide une analyse publiée en juillet 2026.</p>
<p>La solution ne saurait être uniquement technocratique. Elle exige une « <em>prise de conscience collective</em> » pour sauver le pacte républicain de l’effondrement. Des voix s’élèvent pour réclamer un « <em>Code d&rsquo;éthique républicaine</em> » et la création d’une Haute Autorité Indépendante de Contrôle Méritocratique pour garantir que les nominations reflètent des « <em>standards d&rsquo;excellence</em> » et non des faveurs claniques.</p>
<p>Le Cameroun n’est pas condamné au déclin. Mais comme le résume une analyse cinglante, « <em>un pays qui stagne dans la pauvreté est d’abord un pays de sorciers</em> ». Le sursaut ne viendra pas des seules réformes institutionnelles ; il dépendra de la capacité de chaque citoyen, et surtout de ses élites, à placer l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers. La véritable bataille du Cameroun se joue dans les cœurs et les consciences, là où se décide l’avenir d’une nation.</p>
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		<title>Cameroun : quand la « culture du nude » révèle les fissures d’une société.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 02:46:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
		<category><![CDATA[LITTORAL]]></category>
		<category><![CDATA[WOURI]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Bopda]]></category>
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		<category><![CDATA[scandale Cynthia Fiangan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De la musique suggestive aux scandales à répétition, les affaires de mœurs secouent le pays et interrogent sur l’usage des milliards qui alimentent ces réseaux. C’est une descente aux enfers&#8230; </p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/cameroun-quand-la-culture-du-nude-revele-les-fissures-dune-societe/">Cameroun : quand la « culture du nude » révèle les fissures d’une société.</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>De la musique suggestive aux scandales à répétition, les affaires de mœurs secouent le pays et interrogent sur l’usage des milliards qui alimentent ces réseaux.</h3>
<h3>C’est une descente aux enfers qui interpelle, scandale après scandale. Au Cameroun, les affaires de nudité et de basses mœurs ne sont plus cantonnées aux sphères artistiques. Elles sont devenues un phénomène systémique, touchant aussi bien les établissements scolaires que les cercles du pouvoir. Derrière la façade, une question lancinante taraude la population : où est passé l’argent ?</h3>
<h2>Une spirale qui couve depuis des décennies</h2>
<p>Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il faut remonter aux racines culturelles de cette libération sexuelle exacerbée. Dès les années 2000, la chanteuse Katino, figure emblématique du bikutsi, avait suscité la polémique avec des titres aux paroles jugées obscènes et des tenues vestimentaires aguichantes. Ses chansons, qu’elle défendait comme l’expression d’une langue ewondo non vulgaire, ont ouvert la voie à une banalisation du discours sexuel dans l’espace public. « Le Turbo d’Afrique », en réaction, lui aurait carrément présenté les couleurs, marquant ainsi un tournant dans l’acceptation de ces codes.</p>
<p>Aujourd’hui, ce qui n’était qu’une provocation musicale est devenu un véritable business juteux structuré autour de réseaux de prostitution de luxe. Le vocabulaire a changé : on ne parle plus de « bijoux de familles », mais d’« influenceuses », de « coachs de réussite » ou d’« initiées traditionnelles ». Le fond, lui, n’a pas bougé d’un pouce.</p>
<h2>Un système aux ramifications inquiétantes</h2>
<p>Les révélations se succèdent, mettant au jour un système bien huilé. L’affaire Hervé Bopda, figure de la jet-set camerounaise arrêtée en janvier 2024, a mis en lumière un vaste réseau de proxénétisme. Selon les témoignages recueillis, ce réseau bénéficierait de complicités haut placées, y compris au sein de l’appareil étatique. L’affaire « Dubaï Porta Potty » en 2022 et le scandale Cynthia Fiangan ont révélé que des réseaux de « marraines » recrutent de jeunes femmes en leur promettant une ascension sociale rapide.</p>
<p>« Depuis plus de vingt ans, une même mécanique se reproduit au Cameroun, à peine maquillée par les habits neufs des réseaux sociaux »</p>
<p>Ce qui frappe, c’est la dimension économique de ce système. Des immeubles entiers, dans de nombreux quartiers des grandes villes, auraient été construits ou offerts par des personnalités influentes pour abriter ces activités. La haute caste, qui serait en principe le pivot de ces réseaux, les alimenterait à hauteur de milliards de francs CFA.</p>
<h2>La jeunesse prise en étau</h2>
<p>Pendant ce temps, la jeunesse camerounaise est confrontée à un chômage endémique. Selon les données de l’Institut national de la statistique, le taux de chômage des jeunes a atteint 74% en 2024. Face à cette réalité, les réseaux sociaux deviennent des vitrines où des filles, hier encore inconnues, sont propulsées en avant par des « dattes » et des attributs physiques.</p>
<p>Pour beaucoup, la vente de piment ou de petits commerces à Mokolo ou Nkololoun semble être la seule issue proposée. Une question subsiste : à quoi servent nos impôts qui étouffent les petits commerçants ?</p>
<h2>Une réponse timide des autorités</h2>
<p>Face à cette dérive, le gouvernement a réagi. En novembre 2021, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, avait déjà dénoncé la publication de vidéogrammes obscènes, les qualifiant d’« insoutenables » et d’« atteinte à la conscience collective ». Plus récemment, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) s’est dit « profondément préoccupé » par la recrudescence de ces comportements.</p>
<p>Mais ces mises en garde semblent insuffisantes face à l’ampleur du phénomène. Les affaires récentes, comme la polémique des « nattes ministérielles » ou les fuites de sextapes, montrent que le Far West numérique est loin d’être maîtrisé.</p>
<h2>Une société en quête de repères</h2>
<p>Au-delà du scandale, c’est toute une société qui s’interroge. Comment expliquer que des personnalités influentes puissent, en toute impunité, alimenter des réseaux sexuels avec des sommes faramineuses ? Pourquoi les petites mains de l’économie informelle, qui paient des impôts au centime près, peinent-elles à joindre les deux bouts ?</p>
<p>Le Cameroun est à un carrefour. Entre une moralité en berne et une crise économique qui pousse à toutes les compromissions, le pays cherche ses repères. Une chose est sûre : le phénomène des « nudes » et des réseaux sexuels n’est que <a href="https://primeurhebdo.com/tiktok-cameroun-une-jeune-femme-defie-les-autorites-apres-la-diffusion-dun-live-sexuel/">le symptôme d’un mal plus profond, celui d’une jeunesse abandonnée à elle-même et d’une élite qui a perdu le sens de l’intérêt général.</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le seul Japap condensé, pimenté et sucré.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Nov 2020 08:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
		<category><![CDATA[HAUTE SANAGA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine a été marquée par des rebondissements tous azimuts aussi riches en émotions les uns que les autres. Entre les appels à candidature adressés à Franck Emmanuel Biya au&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine a été marquée par des rebondissements tous azimuts aussi riches en émotions les uns que les autres. Entre les appels à candidature adressés à Franck Emmanuel Biya au lendemain de l’enterrement de Tata Régine, les travaux de la session parlementaire, l’interdiction du «&nbsp;<em>Mouvement 10 millions de Nordistes</em>&nbsp;», l’ouverture du Douala Grand Mall, le lynchage de la députée PCRN Nourane Foster Fotsing par une internaute, les victoires des lions indomptables, les approches réconciliatrices entre la FECAFOOT et la Ligue professionnelle de football, les révélations faites par Martial Owona sur Valsero, cerise sur le gâteau le duel entre Equinoxe et la Cameroon Radio and Televison. La liste ne saurait être exhaustive. Des évènements qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive animant au passage des débats dans les chaumières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, avant l’enterrement de Tata Régine, la grande sœur du président de la république du Cameroun, une certaine jeunesse s’active de plus en plus dans les réseaux sociaux à faire entendre sa voix et à préciser son choix de Franck Emmanuel Biya comme celui-là qui devra présider aux destinées des Camerounais en 2025. En ce moment même, des affiches et des t-shirt portant des messages de leur indéfectible soutien sont prêts à être imprimées et floqués. Ah oui, depuis 2005 ou Pa’a Paul donnait rendez-vous aux Camerounais, 20 ans plus tard pour ses funérailles, de l’eau a coulé sous le pont. L’on s’achemine peu à peu vers la fin et il faut penser à la relève. Malgré le tempérament très calme et posé de Franck Emmanuel Biya, qui semble ne pas s’intéresser à la politique, des voix s’élèvent peu à peu pour qu’il sache que la jeunesse camerounaise voudrait l’installer au palais d’Etoudi. En tout cas, 2025 n’est plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux travaux de la session parlementaire, plusieurs propositions ont été faites par nos députés de la Nation et les résolutions sont encore attendues. Nous y reviendrons à coup sûr dans nos prochaines éditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Douala, il y’a eu l’ouverture du grand Mall, un hypermarché créé par un Camerounais. Une belle initiative qui a délié plusieurs langues. D’une part, des encouragements pour chef d’œuvre architectural qui commercialise les produits «&nbsp;<em>made in Cameroon</em>&nbsp;» et créatrice de plus de 4.000 emplois. D’autre part des critiques sur les origines des fonds ayant permis la réalisation de cet édifice. Nourane Foster n’a pas manqué de donner son opinion sur cette affaire. Pour la député PCRN, «&nbsp;<em>Pourquoi investissent-ils autant de Milliards dans les espaces de ventes de produits importés de chez eux et non dans les centres de transformation, d’exportation de nos produits vers chez eux ? Création des usines de transformations de nos matières premières puis exportations vers l’Europe et l’Asie. Domaine agricole et minier etc….! Juste une question ! Bien évidemment j’irai visiter mais ce n’est pas là le chemin du développement ! Nous ne sommes plus dupes</em>. ». Une déclaration pas du tout appréciée par une internaute qui n’a pas hésité à infliger un lynchage à Nourane Foster. «&nbsp;<em>Il faut déjà commencer par éviter d’importer et de commercialiser les produits étrangers car ce sont nos capitaux qui sortent. Commence par nous montrer le bon exemple&nbsp;»&nbsp;</em>s’insurge Raymond Tada</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pensait avoir eu notre dose d’émotion, que jeudi 19 novembre, Paul Atanga Nji, Minat que certains hommes de médias appellent «&nbsp;<em>tonton chloroquine</em>&nbsp;» a violement taclé par un communiqué Guibaï Gatama, promoteur et porte-parole du «&nbsp;<em>mouvement 10 millions de Nordistes</em>&nbsp;». Pour «&nbsp;<em>tonton chloroquine</em>&nbsp;» ce mouvement est illégal car ne détenant aucune déclaration et devrait cesser ses basses manœuvres et ses publications qui mettent à mal l’Unité nationale et la coexistence entre les communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les lions indomptables du Cameroun font leur petit bonhomme de chemin. Voilà qu’en deux matchs, ils ont presque tout remportés. Un bonheur ne venant pas seul, le président de la république et l’instance faitière du football mondial ont invité les différents responsables de la Fédération camerounaise de football et de la Ligue de football professionnel du Cameroun à la logique d’apaisement et de rassemblement afin de mettre un terme au dysfonctionnement affectant profondément le football camerounais. A cet effet, une équipe de la Fifa est attendue en terre camerounaise dans les prochaines semaines. En vérité, l’affaire FECAFOOT VS LFPC s’annonce riche en rebondissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une vidéo, l’artiste et figure de l’opposition Valsero a traité son ami Martial Owona de «<em>&nbsp;petit</em>&nbsp;<em>journaleux tribaliste</em>&nbsp;». Une déclaration pas du tout appréciée par le journaliste de Vision 4. En effet, Martial Owona dans l’émission quotidienne «&nbsp;<em>Tour d’horizon</em>&nbsp;», a rappelé à Valsero qui souille la grande famille Eton en allant en exil sexuel. «&nbsp;Tu as appris un jour que chez les Eton, un homme est parti en exil pour une femme&nbsp;?&nbsp;» a-t-il déclaré. Et lui a rappelé sa dette de 8.000 francs CFA du loyer de la chambre qu’il n’a jamais réglée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cerise sur le gâteau est le duel fratricide entre Equinoxe et Crtv. Tout commence avec la propagation de fausses nouvelles par la nommée Stéphanie Djomo, lors de l’émission «&nbsp;<em>Parole de femme</em>&nbsp;» mardi 3 novembre 2020 sur Equinoxe. La Crtv soucieuse de l’inobservance des prolégomènes du métier de journaliste, de la déontologie et de l’éthique professionnelles a tenu à faire une déclaration sur cette affaire. Equinoxe n’a pas apprécié recevoir des leçons venues de «&nbsp;<em>la télévision de la tour d’aluminium du centre Jamot de Yaoundé déjà certifiée ISO 2009 dans le mensonge, la manipulation et la désinformation au cœur de la nation</em>&nbsp;» martelaient les employés d’Equinoxe. En plus selon le DG d’Equinoxe, jusqu’à ce jour, Equinoxe est l’un des rares médias si ce n’est le seul organe de presse au Cameroun, à n’avoir jamais reçu le moindre avertissement de l’organe de régulation qu’est le Conseil National de la Communication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où nous mettons sous presse cet article, nous apprenons que des femmes ont décidé de marché en tenue d’Eve pour protester contre la séquestration de Maurice Kamto à son domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendez-vous la semaine prochaine. Pour une autre édition. Bon début de semaine.</p>
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		<title>La lettre du ministre Joseph Le aux nouveaux élus de la région de l’Est.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 09:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
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		<category><![CDATA[LOM & DJEREM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mesdames et Messieurs les Députés et Maires de la cuvée 2020-2025 de la Région de l’Est ; Au lendemain de votre brillante élection à la faveur du double scrutin législatif&#8230; </p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mesdames et Messieurs les Députés et Maires de la cuvée 2020-2025 de la Région de l’Est ; Au lendemain de votre brillante élection à la faveur du double scrutin législatif et municipal du 09 Février 2020, je tiens à vous présenter, à tous et à chacun, au nom de l’ensemble de nos frères et sœurs de la Plateforme pour le développement de la Région de l’Est et au mien propre, nos vives et fraternelles félicitations pour la confiance et l’espoir placés en vous. Aujourd’hui, de par le statut et les fonctions qui sont désormais les vôtres, vous devenez nos valeureux représentants, les dignes ambassadeurs et les courroies incontestables de distribution et de stimulation du développement de nos villes, villages et de manière générale de l’humain dans nos aspirations positives communes en partage. En vous, nous nous reconnaissons. Sur vous, nous fondons beaucoup d’espoir, pour un rayonnement harmonieux et sans faille à l’Assemblée Nationale et au sein des Conseils municipaux de Notre chère Région du Soleil Levant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Point n’est donc besoin, me semble-t-il, de relever que la saison politique, que dis-je, l’agenda politique et fort animé qui tire désormais vers sa fin aura été intense, long et surtout riche en rebondissements. Tenez, dans ce cadre, le calendrier électoral récent, depuis les opérations des présélections en interne, a généré de vives passions, par moment et par endroit créé des tensions, et grincements de dents, révélé de jeunes ou de nouveaux talents, couronné et consacré la notoriété des ténors et des vétérans politiques. Mais à la fin, l’objectif de parvenir à la représentation démocratique en convergence avec la plus haute et légitime vision républicaine a été atteint dans la quasi-totalité des cas. Tout le tableau que je viens de peindre, qui en tout état de cause est l’illustration parfaite de ce qui s’est passé sur le terrain, n’est autre que l’expression de la vitalité et du dynamisme de la démocratie dans la Région de l’Est. C’est aussi la symbolique de la maturité politique des uns et des autres, tout comme cela signifie le caractère inaliénable de la municipalité comme socle du développement intégral de nos villes et villages. Aux recalés d’hier, l’échec est une source d’apprentissage et je vous exhorte à vous remettre au travail, de manière loyale pour gagner les aires et espaces qui ne nous étaient pas acquis en même temps que je vous suggère de contribuer, auprès des élus actuels, à baliser le chemin afin que les actions de développement puissent mieux se déployer sur le terrain pour le bien communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À vous Mesdames et Messieurs les Maires et très distingués Conseillers Municipaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vous présentant une fois de plus nos vives et sincères félicitations, je voudrais vous exhorter très humblement à ne pas faire prévaloir l’esprit de triomphalisme et surtout à éviter de vous faire prendre en otage par des groupuscules qui ne sont préoccupés que par l’assouvissement de leurs intérêts égoïstes et personnels au détriment du bien-être de l’ensemble de la communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;À contrario, je vous suggère d’être, tous et chacun, mus par un esprit de rassemblement, d’union d’idées et de cœurs, un esprit fédérateur, un esprit d’harmonie et d’apaisement, un esprit militant et de camaraderie,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un esprit d’humilité et surtout un esprit de développement. En effet, pour parvenir à une approbation générale et globale de votre action sur le terrain pendant votre mandature, il est plus indiqué de briller par un sens de l’ouverture aux autres, de consultation, de concertation, mettant ainsi à contribution toutes les forces vives à l’exclusion de toute discrimination et de tout préjugé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commencement de votre mandat marquant la fin des joutes et positionnements politiques, il ne vous servira à rien d’épuiser votre énergie si utile et chère pour répondre aux invectives et dénégations, alors que celle-ci devra être capitalisée pour la lutte contre la pauvreté en vue du mieux-être de nos populations. Comme l’a relevé le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, dans son discours de lancement de la campagne pour l’élection présidentielle du 7 Octobre 2018 à Maroua, il s’agira de «&nbsp;<em>Poursuivre notre marche en avant en saisissant toutes les Grandes Opportunités qui s’offrent à nous. Mais, il nous faudra pour cela rester unis et solidaires, manier à chaque fois la fermeté et le dialogue et demeurer fidèle à notre idéal démocratique</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chers Camarades, élus du RDPC, Vous démarrez cette mandature au lendemain de la promulgation de la loi portant Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un mandat qui commence sur les chapeaux de roues et facilité techniquement sur le terrain par l’entremise du Ministère de la Décentralisation et du Développement Local cette importante loi constitue pour vous le bréviaire qui devrait guider et encadrer votre action et partant, garantir le succès de votre action au terme de la mandature. Aussi, au moment où la décentralisation prend une vitesse de croisière, il convient également de s’outiller intellectuellement et techniquement pour mieux relever les importants défis qui nous interpellent. Dans la même veine, il est bien de savoir que les importantes ressources mises à votre disposition dans le cadre de la décentralisation s’accompagneront inévitablement d’un renforcement du contrôle et de l’audit, toutes choses qui exigent le respect des grands principes de gestion avec en prime des obligations d’orthodoxie et de reddition des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mesdames et Messieurs les Maires ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il vous souvient qu’au mois de Février 2019, alors que mes frères Membres du Gouvernement et moi-même bouclions par un Méga-Meeting à la place de fêtes d’Abong-Mbang, la tournée régionale de remerciements au Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, pour nos maintien et nomination au sein du Gouvernement de la République qui inaugurait le septennat des Grandes Opportunités, j’avais alors&nbsp; identifié entre autres les Collectivités Territoriales Décentralisées comme l’un des trois piliers déterminants du développement de la Région de l’Est aux côtés des Comités de Développement et de la Jeunesse active de l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, un an après, notre position n’a pas changé. Bien au contraire, notre position s’est davantage renforcée au regard du rôle prééminent et déterminant que sont désormais appelées à jouer les Collectivités Territoriales Décentralisées dans le processus de transformation visible, lisible et effectif de nos villes et villages. Pour nous, la Municipalité au sens large reste et demeure le centre névralgique de l’entreprise et de l’initiative mesurée et mature du développement socio-économique de notre Région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, vous avez entre vos mains et grâce à la confiance du peuple, les clés du développement de nos municipalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à nous, Membres du Gouvernement, élites, forces vives et acteurs de développement, nous réitérons clairement et officiellement notre engagement et notre volonté à vous apporter un appui et un soutien fraternels dans la mise en œuvre de vos initiatives. Notre appui se traduira par des actions et interventions directes ou ponctuelles, par du lobbying et les voies d’ouverture au partenariat local ou extérieur afin de vous permettre de mieux vous exprimer et de donner de la visibilité et de la lisibilité à votre action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons vivement que les différents projets de société qui vous ont permis d’être élus se transforment en Feuille de Route et les doléances émises par les populations lors de la campagne électorale soient transformées en Cahier des Charges car les chantiers sont immenses tant ils intègrent les zones urbaines et rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois de plus, félicitations fraternelles et bon vent à toutes et à tous !</p>



<p class="wp-block-paragraph">(é) Joseph LE (Fils de la Région de l’Est)</p>
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		<title>Jean Lambert Nang : « Macron dégage ».</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 07:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
		<category><![CDATA[EUROPE]]></category>
		<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Macron dégage</em>&nbsp;». C’est le titre de la tribune libre signée par le brillant journaliste bien connu dans les annales du sport camerounais et ancien directeur général de la fédération camerounaise de football (Fecafoot). Jean Lambert Nang n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour décrier le caractère acerbe des déclarations de celui qui présidente aux destinées de l’Élysée. Voici la teneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde nous sort comme ça, d’un siècle à l’autre, de petits monstres illuminés, qui pensent être oints pour avoir parole sur toute espèce vivante, toute race et tout peuple sur la surface de la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces petits renégats s’adressent au reste de la nature avec une arrogance irrévérencieuse ; ils outrepassent les règles communes de bienséance et ils foulent aux pieds les canons élémentaires de la diplomatie. En vérité, cette espèce que l’on croyait disparue avec les Hitler, Lénine et bien d’autres colonialistes, a resurgi grâce à la mondialisation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon comment comprendre que la souveraineté des États africains passe aux yeux de leurs colonisateurs d’hier pour de la confiture jetée aux pourceaux ? Est-il imaginable que paris, Washington, Londres… continuent de regarder les peuples africains avec une condescendance ahurissante et s’investissent sans relâche à déstabiliser ceux des peuples qui s’accrochent avec force au radeau de leur indépendance assumée ? À ce sujet, le président français fait de plus en plus montre d’une approche toute passéiste des relations entre son pays et les États souverains du vieux continent. Cette propension qu’il affiche à infantiliser, voire ridiculiser des chefs d’État légitimes, en tenant à leur égard des propos d’une vilaine insoutenable, donne le sentiment que la France est le maître des destins des peuples africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or en conquérant leurs indépendances, parfois au prix des milliers de morts et de martyrs, c’est de ce parapluie nocif que les Africains ont voulu sortir : M. Macron ne peut pas diriger sa France et prétendre dicter SA loi aux présidents africains. S’il était un si bon président pour la France, ça se saurait. Mais le mouvement des Gilets jaunes, ses violences et ses morts, les grèves récurrentes des enseignants, celles des médecins ou des avocats et magistrats, les remous violents générés par la réforme des retraites, la grogne des partisans de Larem, son parti, qui s’insurgent contre sa politique sociale, sans occulter tout le schmilblick puant dans lequel il a engagé la France depuis son arrivée, témoignent à suffisance de ses insuffisances managériales. Trouve-t-il en les pays africains un bienheureux exutoire pour se dépêtrer de son capharnaüm ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut le penser en considérant le nombre de ses sorties foireuses sur le Niger, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso et hier encore sur le Cameroun. L’exaspération que ces déclarations inopportunes suscitent auprès des populations est à la hauteur des velléités néocolonialistes de leur auteur. Doit-on en réalité s’en étonner ? Non. Un jeune homme de 40 ans qui prend pour épouse sa grand-mère de 80 ans ne cache-t-il pas un dérèglement mental ?</p>
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		<title>Des jeunes exigent des excuses de Macron et menacent.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 08:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[COUP DE GUEULE]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis les premières heures de la matinée de ce lundi 24 février 2020 devant le siège de l’ambassade de France à Yaoundé, de nombreux jeunes camerounais venus d’horizon divers se sont regroupés avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire&nbsp;: «&nbsp;<em>non à la nouvelle colonisation ; Macron, le Cameroun n’est pas ton Dom-Tom ; le Cameroun est souverain et indivisible…</em>&nbsp;», et des drapeaux tricolores à la main pour réclamer des excuses publiques de la part du président français, Emmanuel Macron, qui a déclaré publiquement le 22 février, qu’il mettait régulièrement la pression sur son homologue camerounais, Paul Biya, au sujet de la situation sociopolitique au Cameroun. «&nbsp;<em>Nous formons une barrière derrière le président Paul Biya… Nous comptons rester ici jusqu’à ce que Macron fasse un discours et demande pardon à Paul Biya et au peuple camerounais, sinon nous ne bougeons pas</em>&nbsp;», déclare une manifestante qui passe pour être parmi les leaders de grand rassemblement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont promis d’y camper jusqu’à la réaction du président français afin de manifester leur mécontentement suite à ce qu’ils considèrent comme injures au peuple camerounais. L’on pouvait entendre au-delà des expressions telles que «&nbsp;<em>Macron est un impoli, occupe-toi des gilets jaunes</em>&nbsp;», des chants de ralliement patriotique et l’exécution en chœur de l’hymne national du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, lors de l’ouverture du salon de l’agriculture à Paris, un individu se présentant comme activiste camerounais, a interpellé le Président Macron et sollicité son intervention pour stopper «&nbsp;<em>le génocide</em>&nbsp;<em>du peuple camerounais</em>&nbsp;». Le président français a sur le champ promis à cet activiste qu’il fera pression sur le président Biya pour mettre un terme à cette guerre et pour rassurer son interlocuteur, il lui a révélé avoir exigé la libération de Maurice Kamto avant tout déplacement du président camerounais pour la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations ont suscité beaucoup de colère au sein de la population camerounaise qui y voit une recolonisation.</p>
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