Abdoullaye Daouda nommé membre du Conseil Constitutionnel du Cameroun.

Le président de la République a nommé Abdoullaye Daouda membre du Conseil constitutionnel du Cameroun. La décision intervient après sa désignation par le président de l’Assemblée nationale, après consultation du bureau. Elle comble le siège laissé vacant par le décès de Bah Oumarou Sanda, en août 2026.

Une vacance à combler

Cette nomination répond d’abord à une obligation institutionnelle. Le Conseil constitutionnel doit fonctionner avec ses membres au complet. La disparition de Bah Oumarou Sanda a donc ouvert une vacance. Les autorités compétentes ont activé la procédure prévue. Le président de l’Assemblée nationale a désigné Abdoullaye Daouda. Le président de la République a ensuite officialisé la nomination.

Qui est Abdoullaye Daouda ?

Né en 1961 à Figuil, dans le département du Mayo-Louti, région du Nord, Abdoullaye Daouda est un magistrat de haut rang. Il compte plus de trois décennies d’expérience dans la magistrature et l’administration publique. Son parcours combine fonctions judiciaires et responsabilités administratives.

Un magistrat formé à l’ENAM

Abdoullaye Daouda est titulaire d’une licence en droit privé de l’Université de Yaoundé. Il a ensuite suivi une formation professionnelle en magistrature à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Cette formation lui ouvre les portes de la carrière judiciaire.

Une carrière judiciaire de trente ans

Sa carrière judiciaire démarre en 1990. Il devient substitut du procureur de la République auprès des juridictions de Bafoussam. Il exerce ensuite comme procureur de la République et président des tribunaux de première instance et de grande instance de Mora. En 2007, il est nommé procureur de la République près les juridictions d’Ebolowa.

De l’Assemblée nationale au Sénat

En avril 2008, Abdoullaye Daouda rejoint l’administration de l’Assemblée nationale. Il y occupe le poste de greffier adjoint jusqu’en janvier 2025. Durant cette période, il assume plusieurs responsabilités administratives de haut niveau. Il supervise notamment les affaires administratives et exerce les fonctions de greffier par intérim à différentes périodes.

Puis, en juillet 2026, il devient conseiller spécial au cabinet du président du Sénat. Il occupait cette fonction avant sa nomination au Conseil constitutionnel. Son profil illustre donc une double expérience : celle du terrain judiciaire et celle des institutions parlementaires.

Une nomination aux enjeux institutionnels

Enfin, cette nomination intervient dans un contexte de recomposition au sein du Conseil constitutionnel. Elle vise à garantir la continuité du service institutionnel. Elle confirme aussi la trajectoire d’un magistrat rompu aux rouages de l’État. Le Conseil constitutionnel gagne ainsi un membre au parcours administratif et judiciaire dense.

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