Yaoundé valide un projet GEF-8 pour les régions du Nord et de l’Extrême-Nord
Yaoundé, 29 septembre. Un atelier de validation a réuni les parties prenantes du projet GEF-8. Le ministre en charge de l’Environnement a ouvert les travaux. Des représentants de la FAO, du FEM, du directeur général de l’ONACC et de nombreuses parties prenantes nationales ont participé aux échanges. Objectif : examiner, finaliser et valider le document avant sa présentation au Fonds pour l’Environnement Mondial.
Deux régions en première ligne face à la sécheresse
D’abord, le projet cible le Nord et l’Extrême-Nord. Ces régions subissent la dégradation des terres et des écosystèmes. Elles encaissent aussi les effets des changements climatiques et les épisodes de sécheresse. Ces phénomènes menacent la sécurité alimentaire, la santé et l’économie locale.
Pourtant, ces territoires abritent de nombreux biens et services écosystémiques. On y trouve des ressources pastorales, des produits forestiers non ligneux, des ressources halieutiques et des terres agricoles.
Des objectifs chiffrés pour restaurer les paysages
Ensuite, les chiffres donnent la mesure de l’ambition. Le projet prévoit de restaurer 8 448 hectares de terres et de paysages dégradés. Il veut placer 11 933 hectares de terres agricoles et de pâturages sous gestion durable et intelligente face à la sécheresse. Il compte atténuer 1 020 800 tonnes de CO2. Il vise aussi au moins 8 150 bénéficiaires directs, dont au moins 50 % de femmes.
Une approche intégrée : biodiversité, terres et climat
Par ailleurs, l’initiative repose sur une approche intégrée. Elle veut préserver la biodiversité. Elle entend restaurer les écosystèmes dégradés. Elle cherche à assurer une utilisation durable des ressources naturelles. Elle veut enfin renforcer la résilience des populations face aux effets des changements climatiques.
Améliorer les conditions de vie et réduire les tensions
Dans ce contexte, l’enjeu dépasse la simple conservation. Le projet veut améliorer les conditions de vie. Il veut transformer les systèmes de production agricole, pastorale et halieutique. Il veut aussi réduire la compétition autour des ressources naturelles. Une manière de traiter les causes profondes des tensions et de la vulnérabilité.
Un cap : le Fonds pour l’Environnement Mondial
Toutefois, la validation ne marque pas la fin du parcours. Le document doit encore être présenté au FEM. Les parties prenantes devront ensuite transformer les promesses en actions. Le suivi, la transparence et l’implication des communautés locales seront décisifs.
Les défis après la validation
Enfin, ce projet GEF-8 ouvre une piste pour le Nord et l’Extrême-Nord. Il mise sur la gestion durable des écosystèmes et la résilience climatique. Il reste à voir comment les financements, les engagements et les réalités du terrain se rejoindront.





