Le chantier de la route Ngaoundéré-Garoua franchit une nouvelle étape. Au 21 septembre 2026, l’entreprise China Harbour Engineering Company (CHEC) intensifie ses opérations sur la section Bas de la Falaise-pont de Keroua, longue de 39 km. L’objectif est clair : accélérer la préparation des composants structurels avant le démarrage effectif des travaux de chaussée.
Une accélération des opérations préliminaires
Depuis plusieurs semaines, les équipes de CHEC multiplient les interventions sur le terrain. Elles accélèrent l’installation de la centrale de concassage, pièce maîtresse pour la production de granulats. En parallèle, les études d’exécution progressent, notamment pour les ouvrages d’art et le dimensionnement de la chaussée.
L’entreprise a également finalisé une planche d’essai de terrassement. Cette étape, essentielle, permet de valider les choix techniques avant le déploiement à grande échelle. Elle conditionne la qualité future de la plateforme routière.
Des travaux de maintien de la circulation en continu
En attendant la montée en puissance du chantier, CHEC ne relâche pas ses efforts sur la route existante. Les équipes réparent les nids-de-poule sur l’ensemble de la section. Ce maintien de la circulation, exigé par le maître d’ouvrage, vise à limiter les perturbations pour les usagers.
Par ailleurs, la construction de la base-vie se poursuit. L’aménagement de la carrière avance, tout comme les études de fondation pour les futurs ponts. Autant de préalables indispensables avant l’ouverture des chantiers de génie civil.
Un rapport de dimensionnement sous observations
Toutefois, le calendrier reste soumis à certaines contraintes. Le rapport de dimensionnement de la chaussée, transmis récemment, a fait l’objet d’observations de la part de la maîtrise d’œuvre. Cette étape doit être levée pour sécuriser la suite des travaux.
La mobilisation de la mission de contrôle constitue un autre levier d’accélération. Sa présence sur le site permettra de valider les propositions techniques et de fluidifier les procédures. En clair, l’arrivée de cette mission devrait desserrer les freins opérationnels.
Un chantier stratégique pour le corridor Douala-Ndjamena
Cette section de 39 km s’inscrit dans un programme plus vaste. La reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, longue de 278 km, a été confiée à quatre entreprises chinoises pour un montant global de 221,6 milliards de FCFA. Le lot Bas de la Falaise-pont de Keroua revient à CHEC pour 29,2 milliards de FCFA sur 24 mois.
Ce tronçon revêt une importance particulière. Il constitue un maillon du corridor économique Douala-Ndjamena, axe vital pour les échanges entre le Cameroun et le Tchad. Sa reconstruction vise à fluidifier le trafic, réduire les coûts logistiques et désenclaver les régions de l’Adamaoua et du Nord.
Les prochaines étapes
Dans les semaines à venir, l’entreprise devra finaliser l’installation de la centrale de concassage et achever les études d’exécution. La levée des observations sur le dimensionnement de la chaussée conditionne le lancement des travaux de terrassement à grande échelle.
La mobilisation effective de la mission de contrôle reste l’un des principaux facteurs d’accélération. Une fois sur site, elle pourra approuver les livrables techniques et autoriser la montée en puissance du chantier.
En définitive, le chantier de la section Bas de la Falaise-pont de Keroua entre dans une phase charnière. Les travaux préparatoires touchent à leur fin. Le démarrage des opérations lourdes dépend désormais de la validation des documents techniques et de l’arrivée de la mission de contrôle.



