L’enquête sur le chantier Nkambe-Misaje livre un verdict contrasté. Au 14 septembre 2026, la route de 18 km, dans la région du Nord-Ouest, affiche un avancement global proche de 40 %. Le projet avance. Mais il avance à deux vitesses.
D’abord, les terrassements portent l’essentiel de la progression. Ils atteignent 79,76 %. Le nettoyage et le décapage touchent à leur fin. Autrement dit, la préparation du terrain ne bloque plus le calendrier.
Pourtant, la chaussée décroche. Elle affiche seulement 8,25 % de réalisation. Les équipes règlent la plateforme. Elles exécutent la couche de forme. Elles attaquent la couche de fondation. Elles mettent aussi en œuvre la couche de base. Le retard reste donc visible.
En parallèle, l’assainissement monte en puissance. Les ateliers préfabriquent des caniveaux 60×60. Ils produisent des bordures. Les ouvriers posent déjà des éléments de caniveaux. Ce front de travaux gagne du terrain.
Plus loin, les ouvrages hydrauliques confirment la dynamique. Sur 36 ouvrages, 23 sont achevés. Quatre autres restent en cours. L’entreprise a aussi lancé la construction des ponts de Misaje et de Kiddung.
Sur le pont de Kiddung, au point kilométrique 81+120, les équipes ferraillent le mur garde-grève au niveau des deux culées. Sur le pont de Misaje, au point kilométrique 87+210, elles ferraillent et coffrent le mur garde-grève et le mur en retour.
Toutefois, les performances globales ne répondent pas encore aux attentes. Le chantier avance. Mais la chaussée doit accélérer. En clair, le projet Nkambe-Misaje reste sous surveillance.
Au final, les terrassements et les ouvrages hydrauliques tirent le chantier vers le haut. La chaussée, elle, freine encore la cadence. Le prochain jalon sera simple à suivre : faire décoller les 8,25 % de chaussée et achever les ouvrages en cours.





