Kampala : elle est accusée d’avoir tué sa meilleure amie… pour son iPhone.

Une affaire macabre secoue la capitale ougandaise. Une jeune femme de 21 ans comparaît pour le meurtre de sa colocataire et amie proche. Le mobile présumé ? Un simple téléphone.

Une amitié brisée par la violence

Les faits se sont déroulés le 20 août dernier. Ce jour-là, Jovia Namuwulya, une serveuse âgée de 22 ans, perd la vie. Elle est mortellement poignardée dans la chambre qu’elle partage avec sa colocataire.

Très vite, les enquêteurs constatent une disparition suspecte. Le téléphone haut de gamme de la victime, un iPhone 12 Pro Max, ainsi que d’autres effets personnels, se sont volatilisés.

Les soupçons se portent immédiatement sur Patricia Rose Turindwamukama, 21 ans. Présentée comme une proche de la victime, elle est la principale suspecte. Par ailleurs, la police recherche activement un éventuel complice.

Quatre jours de fuite et une arrestation

Après le drame, la suspecte quitte les lieux. Elle reste introuvable pendant plusieurs jours, semant le trouble dans le quartier.

Finalement, les forces de l’ordre l’interpellent le 24 août dans le quartier de Mbuya, à Kampala. Cependant, une découverte intrigue les enquêteurs. Dès le lendemain du meurtre présumé, Patricia Rose entame des démarches pour obtenir un visa pour l’Irak.

Pour les autorités, cette action suggère une tentative de fuite précipitée vers l’étranger. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si un réseau l’aidait à quitter le pays.

Direction la prison de Luzira

Présentée devant le tribunal de City Hall à Kampala, la jeune femme a été inculpée. Le juge a ordonné son placement en détention préventive à la prison de haute sécurité de Luzira.

Elle devra comparaître à nouveau le 22 septembre prochain. D’ici là, les recherches se poursuivent pour retrouver le complice présumé, toujours en cavale.

Un drame qui interroge

Cette affaire soulève une question dérangeante. Jusqu’où la convoitise matérielle peut-elle pousser un individu à commettre l’irréparable ?

Rappelons que les accusations rapportées ici restent soumises à la procédure judiciaire et à la présomption d’innocence.

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