La paix sociale dans les amphithéâtres est une priorité absolue. Pour garantir une année académique sereine, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Chancelier des Ordres Académiques, a convoqué une réunion de concertation ce 11 septembre 2026. De 11 heures à 16 heures, les acteurs clés du sous-système universitaire ont examiné les défis qui menacent la quiétude des campus.
Une mobilisation institutionnelle et syndicale
Cette rencontre a rassemblé un large éventail de parties prenantes. Autour du Ministre d’État, on notait la présence de représentants du Ministère des Finances et de celui du Travail. Les chefs d’institutions universitaires, les Vice-chanceliers et les Recteurs des Universités d’État ont également répondu présents. Par ailleurs, les syndicats ont joué le jeu de la concertation. Le Synes, le SESUP et le FOREC, ainsi que de nombreux représentants des enseignants, ont pris part aux discussions. Cette forte mobilisation témoigne de la volonté commune de trouver des solutions durables.
Trois chantiers prioritaires pour apaiser le climat social
Les échanges ont permis d’identifier clairement les points de tension. Les syndicats ont exposé trois problèmes majeurs à résoudre. Il s’agit du paiement de la dette académique, de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire et des prestations académiques au sein des Universités d’État.
Dette académique : un paiement progressif mais effectif
Concernant la dette académique, l’État a déjà engagé des actions concrètes. Depuis le 3 octobre 2025, un comité tripartite MINFI-MINESUP-SYNES consolide les états financiers. À ce jour, 41 % de la somme totale de 15 498 462 253 F CFA (couvrant la période 2000-2021) a été payée. Les Universités de Bamenda, Buéa et Maroua ont été prioritaires. Les paiements se poursuivent au rythme des disponibilités de trésorerie. En outre, le Ministre des Finances a lancé un nouveau cycle de recensement de la dette flottante pour la période 2020-2025. Cette opération inclut désormais les onze Universités d’État.
Recherche universitaire : des fonds débloqués pour 2025 et 2026
Le financement de la modernisation de la recherche avance à un rythme soutenu. Pour l’exercice 2025, la promesse est tenue. Les 16 milliards de F CFA correspondant aux quatre trimestres ont été entièrement payés par le Ministère des Finances.
Pour l’exercice 2026, la dynamique se poursuit. Au premier trimestre, les paiements sont effectués à hauteur de 82 %, soit 4 888 462 800 F CFA. Le solde de 1 073 057 200 F CFA est en cours de traitement. S’agissant du deuxième trimestre, le mandatement est effectué et les paiements suivent leur cours. Pour les troisième et quatrième trimestres, les dotations sont déjà prises en charge. Une mission conjointe MINFI-MINESUP, prescrite par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, a évalué objectivement les besoins dans les onze Universités d’État.
Prestations académiques : vers une intégration dans le cycle de recensement
S’agissant du paiement des prestations académiques, une solution structurelle se dessine. Il est proposé que ces paiements soient effectués dans le cadre du nouveau cycle de recensement de la dette flottante de l’État. Cette approche vise à assainir durablement la situation financière des enseignants.
Reconnaissance et engagement pour la rentrée 2026-2027
En conclusion des travaux, la communauté universitaire a exprimé sa gratitude. Les participants remercient très respectueusement le Président de la République, S.E. Paul BIYA, pour sa sollicitude constante envers l’Enseignement Supérieur. Enfin, les acteurs se sont engagés à œuvrer efficacement pour une rentrée académique sereine 2026-2027. Ils promettent de respecter les normes universitaires universelles pour garantir la réussite de l’année à venir.

