De Bafoussam pour Foumbot, le tarif classique qui coûtait 500 francs CFA oscille désormais entre 800 francs CFA et 1000 francs CFA selon qu’on l’emprunte une petite voiture ou un car.
C’est la situation que vivent les usagers de cette route depuis que le gouvernement veille scrupuleusement à l’application des mesures préventives pour stopper la montée galopante de la pandémie de coronavirus. De l’avis de certains transporteurs « depuis que cette maladie est arrivée, on nous demande de réduire le nombre des passagers. Nous n’avons pas le choix puisque la police vient contrôler. Si on n’augmente pas le prix de transport, on ne gagne rien puisque le carburant n’a pas baissé ». certes, les mesures gouvernementales exigent aux citoyens de limiter leurs déplacements interurbains. Mais les Camerounais ont opté de plier bagage au village et attendre que le mauvais vent passe. Car, rester en ville est risqué. Seulement à Yaoundé plus de 820 cas testés positifs.
En effet, le secteur des transports est le plus touché par le Coronavirus. Gagner son pain quotidien tout en respecter la distanciation sociale n’est pas du tout facile. Et l’État du Cameroun n’a pas encore revu le prix du carburant à la baisse. Quelqu’un devrait supporter la facture. Dans certaines agences, les promoteurs ont préféré proposer aux usagers que des bus VIP où les prix pratiqués sont élevés et connus de tous. C’est le cas de l’agence Avenir Voyage.